Square Enix a décidé de porter son fameux Final Fantasy VII Remake Intergrade sur Nintendo Switch 2 et Xbox Series. Cette version Intergrade inclut le premier volet du remake de Final Fantasy VII ainsi que son DLC, l’épisode Intermission. Prouesse technique sur Switch 2, Final Fantasy VII Remake Intergrade est une merveille console en main.


Il y a presque 6 ans que Final Fantasy 7 Remake sortait sur PS4 en 2020. En ce début d’année 2026 le portage, déjà sorti sur PC et PS5, débarque sur Nintendo Switch 2 et enfin sur Xbox Series X et S. Le jeu était attendu par les fans depuis bien longtemps. La refonte complète de Final Fantasy VII (original datant de 1997 sur PS1), souvent considéré comme le meilleur Final Fantasy par beaucoup de joueurs, se voit décliné en une trilogie (normalement, peut-être quadrilogie) qui couvrent les différents événements. FF7 Remake Intergrade est le premier volet de la trilogie (supposément) couvrant la patie Midgar. Le deuxième volet, Rebirth, déjà sorti sur PC et PS5, poursuit l’aventure avant la suite, ou les suites, pas encore annoncée. Nous allons nous concentrer ici d’avantage sur la version Switch 2, la version Xbox étant une version identique celle sur PS5, qui est très bonne.

Cette refonte de Final Fantasy VII (original) dépasse largement le simple upgrade graphique. Certes, la première claque vient naturellement de l’aspect visuel : un passage intégral à la 3D moderne, en vue à la troisième personne, avec des personnages magnifiquement modélisés et des environnements qui fourmillent de détails. Ça pète la classe. Mais réduire l’expérience à une mise à niveau esthétique serait passer à côté de l’ambition réelle du projet : repenser la mise en scène, dynamiser l’exploration, et insuffler une nouvelle énergie à un univers culte sans jamais trahir son essence. C’est aussi une véritable réécriture du jeu, qui prend le temps d’explorer ses personnages et ses enjeux. Le récit s’autorise quelques libertés, multiplie les réinterprétations subtiles et introduit même de nouveaux pans narratifs, offrant une perspective inédite sur une histoire que l’on croyait connaître par cœur. Tout ça pour offrir une aventure nostalgique et fraîche d’une trentaine d’heures au lieu de quelques-unes dans l’original.   

Après une longue installation de 90.4Go, soit environ 40% de la mémoire interne de la console tout de même, le jeu se lance. Quelques notes de musique suffisent pour me donner les frissons. L’aventure commence avec une cinématique somptueuse qui présente l’élément central du jeu : Midgar. Majestueuse cité cosmopolite, symbole de la surexploitation à outrance, du capitalisme industriel extrême et de la fracture sociale. Et là, on la voit : la vendeuse de fleurs qui n’est que douceur, bonté et bienveillance. Elle rayonne dans cet environnement de béton froid et hostile. Puis zoom arrière et on découvre la vraie taille de Midgar de nuit et illuminée grâce aux réacteurs de Mako. Et bim titre du jeu avec la musique. A chaque fois ça prend tellement c’est magique ce moment. Comme suspendu dans les airs et dans le temps. Déjà à l’époque c’était à couper le souffle, rien n’a changé.

Et là, c’est parti, changement de rythme, tout s’accélère, zoom avant et on replonge dans la ville. Un train arrive en gare. Notre héros apparait avec classe et prestance. Cloud, ex-SOLDAT 1ère classe devenu mercenaire brandit son épée. Il est engagé par le groupe écoterroriste Avalanche. Mené par Barret, un colosse avec un canon à la place du bras droit. C’est un activiste, un peu extrême, défenseur de la planète. Avec l’aide de Jessie, Wedge et Biggs, ils ont planifié de s’infiltrer dans le réacteur Mako n°1 de la Shinra afin de le faire exploser. Cloud est là pour assurer le bon déroulé de la mission.

C’est l’intro du jeu (d’ailleurs c’est disponible en démo gratuite), mais l’aventure ne fait que commencer. Sans trop spoiler mais un peu quand même, c’est une histoire d’un jeu qui a 30 ans bientôt et d’un portage d’un jeu qui a 5 ans. On va revivre la première partie du jeu original. C’est-à-dire la partie se passant à Midgar. On plante le décor, les personnages, les enjeux et l’ambiance. Très scénarisé et linéaire, on découvre la ville sous tous ses aspects. Midgar est construite comme une pizza géante de plusieurs strates. Diviser en zones distinctes (secteurs) avec les bidons-villes au sol et un immense plateau circulaire au-dessus pour y abriter les classes supérieures. Et au centre, la tour de la toute-puissante et diabolique compagnie Shinra qui surplombe toute la ville.

Cloud et ses compagnons vont visiter différentes parties de la ville. On va d’abord découvrir le haut de la ville avec les secteurs 1 et 8 pour ensuite descendre dans les taudis du secteur 7 avec le célèbre bar de Tifa, le Septième Ciel. Il y a l’église d’Aerith du secteur 5, la tour d’ivoire de la Shinra et le fameux Wall Market. Que des endroits mythiques qui ont contribué à forger l’empreinte de Final Fantasy VII et l’amour qu’ont ses fans pour ce jeu.

Dans le Remake, les personnages sont plus développés avec des scènes en plus, des dialogues supplémentaires afin d’en connaitre plus sur eux. Par exemple, Cloud, le héros principal, est réservé, froid et blasé. Ce n’est pas le plus sympathique. Il parle peu, reste direct, évite les émotions. Il est aussi perturbé. Il a des moments de dissociation, des migraines et des visions lorsqu’on évoque son passé de SOLDAT ou Sephiroth. Il tente de rester stoïque mais il baisse sa garde parfois et laisse entrevoir ses vraies émotions comme quand il s’inquiète pour Tifa même s’il prétend le contraire. Cloud, c’est aussi le tombeur de ses dames. Entre Tifa, Aerith et même Jessie, Cloud les fait toutes craquées.

Alors après le fait de découvrir tous ces environnements grandioses dans lesquels on a envie de s’y plonger, la dure réalité du level design nous rattrape et casse un peu la magie. Très cloisonné et couloirdesque, FF7 Remake est plus linéaire qu’il n’y parait. Alors c’était déjà le cas dans l’original. Le jeu empêche souvent d’aller à certains endroits et force les retours en arrière. L’open-world et la liberté arrive après la sortie de Midgar. Et donc, on a droit à une aventure assez linéaire, mais qui offre certaines zones semi-ouvertes avec des quêtes secondaires, des challenges à relever et des trésors à trouver. Structurellement, c’est très codifier et carré. Vraiment comme dans les vieux Final Fantasy. Ce n’est pas toujours hyper moderne mais c’est l’ADN de la série. Un peu trop rigide et lourd avec des mécaniques parfois simplistes et obsolètes et des déplacements limités et un peu raides. Le jeu étend le pan de Midgar avec plus de lore, de développements des personnages, l’introduction de nouveaux afin de vraiment s’immerger dans cet univers. Ça c’est génial. C’est une excellente idée sur le papier et qui s’avère gagnante au global avec le recul. Mais dans les faits, quand on est dans le jeu, il y a pas mal de remplissage pas toujours très intéressant et des missions secondaires sans intérêts. On dirait que ça a été mis là pour simplement allonger l’expérience de quelques heures. Prenons pour exemple l’orphelinat dans le secteur 5. C’est long, pas vraiment intéressant et n’apporte rien à l’histoire. Il y a des zones assez longues inutilement, comme l’extinction des projecteurs, les longues poursuites à moto contre Rochey, la partie dans les égouts et dans la gare désaffectée. Même Wall Market tire un peu en longueur. C’est dommage, car ça casse le rythme et l’intensité de la trame principale.

Ce premier Remake de FF7 souffre un peu de ce déséquilibre. Il offre des moments épiques vraiment excellents, mais ils sont entrecoupés de passages nettement plus mous et trop longs. Des dialogues interminables qui sont plus ou moins skippable ou accélérable. Cela se ressent surtout dans les zones semi‑ouvertes, qui renforcent l’immersion dans le monde, certes, mais qui cassent aussi le rythme et diluent l’intérêt. Les activités annexes ne sont pas hyper intéressantes non plus. Square Enix a d’ailleurs entendu ces critiques et les a largement corrigées dans Rebirth. Bon, pour être totalement juste, Rebirth se prête aussi mieux à ces ajustements, puisqu’il repose sur une structure beaucoup plus ouverte que celle de Remake, qui reste un segment très fermé et linéaire globalement.

Si le gameplay de l’exploration est bon pour découvrir et s’immerger des environnements surtout, il n’est pas toujours au top dans son exécution. Par contre, les combats, eux, sont excellents. Ils sont à la fois très portés sur l’action, pour un gameplay dynamique et défoulant, mais aussi tactique avec les mécaniques traditionnelles des Final Fantasy et du tour par tour avec des sorts, des attaques spéciales et des invocations.   

Le système de combat hybride de Final Fantasy VII Remake mélange action en temps réel (action-RPG) et commandes tactiques inspirées du tour par tour (J-RPG). Les commandes tactiques ralentissent le temps et permettent de sélectionner les attaques, les sorts et objets dans des menus comme c’était le cas dans l’original. Il faut attendre que la jauge ATB se remplisse avant de pouvoir lancer une action. Pendant ce temps, la partie en temps réel se concentre sur les déplacements, les esquives, les blocages, le placement et surtout les attaques manuelles. Ce mélange de genre offre de la profondeur dans les combats tout en gardant l’intensité des action-RPG. C’est un gameplay très agréable et maitrisé. Il offre beaucoup de possibilités. C’est très riche. Entre les différentes armes, les nombreuses matérias qui évoluent et se combinent entres-elles, les invocations, les attaques ATB et transcendance (limit break) et switcher d’un personnage à l’autre, c’est très complet et plaisant à jouer. Chaque personnage à ses propres attaques spéciales, armes et fonctions dans l’équipe. Il est aussi important de chercher les faiblesses en frappant ou en utilisant certaines compétences pour remplir la jauge de Choc. Une fois l’ennemi en état de Choc, il subit beaucoup plus de dégâts. C’est toute la stratégie des combats.

Final Fantasy VII Remake Intergrade se veut aussi plus accessible que jamais. Plusieurs modes de difficulté et de gameplay sont disponibles : Facile et normal. Le mode difficile n’est dispo qu’une fois le jeu terminé. Le mode facile permet de profiter de l’histoire sans stress avec des ennemis moins agressifs et des dégâts subis réduits. Les deux modes ont une option de mode classique. Avec le mode classique, on active une sorte de pilotage assisté qui permet aux joueurs de plus se concentrer sur la stratégie que sur l’exécution des actions. En gros, on réduit au minimum le gameplay action-RPG. Les personnages se déplacent automatiquement vers les ennemis et attaquent automatiquement avec des coups de base. Le joueur se concentre surtout sur les compétences ATB, les sorts, les objets et les changements de personnage. Ça ressemble plus à ce que le jeu proposait dans l’original avec des combat au tour par tour. C’est très bien d’avoir pensé à ça pour les nostalgiques.

Mais ce n’est pas tout. On peut aussi sélectionner, en plus, le mode avantagé. Celui-ci permet de commencer le jeu avec un niveau d’expérience à 45, des sorts et les premières matérias à niveau max directement, le plein de potions et autres objets, de l’argent en grande quantité et des accessoires de protections. Avec ce mode avantagé, on roule littéralement sur le jeu, du moins en début d’aventure. Par la suite, le jeu rattrape petit à petit sont retard jusqu’à la fin du jeu. C’est un gain de temps qui donne un sacré avantage.

Puis vient ensuite le mur des options ‘’Aides de jeu’’. Et là c’est un peu comme dans les anciens Final Fantasy ressortit ces dernières années avec pleins d’aides : PV max, PM max, Exp x2 et PC x3, dégâts toujours à 9999, Matérias max, Argent max, etc. Certains sur le net trouvent que c’est abusé. Au contraire, personne n’oblige à les utiliser et pour ça permet à tout un chacun de jouer comme il le souhaite sans rien enlever à ceux qui n’en veulent pas. Ça a toujours été le cas dans les jeux avec les cheat codes. Maintenant on te les met directement en option, mais c’est pareil. C’est amusant et ça permet de tester des choses rapidement sans contraintes.

Visuellement le jeu est très impressionnant, même cinq ans plus tard. Sur Switch 2 surtout, FF7 Remake Intergrade est un régal pour les yeux. Déjà sur les autres plateformes c’est super beau, mais sur Nintendo Switch 2, les développeurs de Square Enix ont réussi un tour de force impressionnant. Le jeu est simplement magnifique. C’est une merveille de pouvoir jouer à un jeu de cette beauté sur cette machine en mode portable. Evidemment, le jeu est un poil plus fin et tourne mieux à 60fps sur PC, PS5 et Xbox. Mais ça reste très proche. C’est mieux que la version PS4, pour dire. On est bien plus proche de la version PS5, c’est fou. Et ça dans le creux de ses mains. Donc, oui, le jeu tourne en 30fps sur Switch 2. Mais ce n’est pas un handicap pour autant car le framerate est constant et stable ce qui offre une excellente expérience très fluide et très appréciable visuellement. L’image reste propre en toute circonstance sans tearing ni ralentissement de chute de framerate. C’est nickel. Quelques légers ralentissements éventuels à la maison d’Aerith avec toute la verdure et la chute d’eau, peut-être. Mais vraiment pas grand-chose. Si le jeu est magnifique la plupart du temps, il y a tout de même quelques oublis ça-et-là avec des textures un peu baveuses, moins travaillées et moins fines. Rien de grave, mais bon c’est dommage quand ça contraste avec les textures HD. C’est néanmoins mieux que sur PS4. Là on est plus sur la version PS5 avec une gestion de la lumière et des particules souvent mieux gérée. Les backgrounds sont de meilleures qualités avec des rendus plus détaillés. Techniquement c’est impressionnant et il faut aller dans les détails pour trouver des défauts. En mode docké, le jeu reste magnifique avec son upscalling DLSS en 4K. Alors oui, on peut reprocher quelques pnj secondaires plus fades et moins détaillés que les principaux. Certains assets sont low-poly ou tranché au couteau et pas mal de répétitivité dans les décors ainsi que des espaces vides. Rien n’est parfait.

Cette version Nintendo Switch 2 coche pratiquement toutes les cases. C’est une merveille à voir tourner en mode portable. On regrette juste que la version physique soit une clé de jeu et pas une version physique complète. Surtout que le jeu pèse 90Go. Ça en prend de la place. Mais mise à part ça, il n’y a pas grand-chose à redire si ce n’est que c’est un pur bonheur en main. Techniquement c’est très impressionnant. Square Enix a réussi son portage avec succès. C’est très beau et fluide. Le jeu est très agréable à jouer en mode portable. Avec le grand écran de la Switch 2, on profite amplement des magnifiques graphismes du jeu. Il n’y a pas de compromis. Même le 30 fps ne pose pas problème. Bien sûr, le 60 fps reste préférable, mais un 30 fps stable suffit largement pour jouer confortablement. C’est bluffant et prouve que la Switch 2 est capable de grande chose.

INTERmission est le dlc qui se passe en marge de l’aventure principale de Cloud, Tifa et Aerith. On y incarne Yuffie, une héroïne qui normalement rejoint la bande plus tard dans l’aventure. C’est une émissaire du Wutai et une chercheuse avérée de materias. Elle va à Midgar pour récupérer la matéria ultime. Elle va faire équipe avec des membres d’Avalanche dont Sonon. Sans révolutionner le gameplay, Yuffie apporte son lot de nouveautés. Grâce à son shuriken géant elle peut activer des mécanismes et atteindre des cibles éloignées. Intermission introduit de nouveaux mini-jeux plus intéressants comme Fort Condor, le tower defense, ainsi que de nouveau personnages que l’on retrouvera dans Rebirth. C’est marrant de voir la direction qu’avait déjà pris le jeu avec intermission rétrospectivement. Le DLC n’est pas super long, mais 5-6 heures en explorant correctement, un peu moins en ligne droite. Intermission est accessible dans le menu principal sans avoir fini le jeu principal. Il est tout de même recommandé de l’avoir fait avant.

Objectivement, FF7 Remake Intergrade a d’énormes qualités, mais aussi des défauts bien présents qui vont vraiment déplaire à certains joueurs. Côté qualités, les premiers grands points fort du jeu sont sa présentation, son scénario, son univers et ses personnages. L’histoire de Final Fantasy VII est magnifiquement bien écrite. Fidèle à l’original tout en insérant de nouveaux éléments intrigants. On est tout de suite happé par le scénario et les personnages. Son univers futuriste et son ambiance marquent à jamais. Cloud, Barret, Tifa et Aerith sont tellement bien écrits et designés. Et dans cette version Remake, ils prennent carrément vie sous nos yeux. On ne peut que féliciter la direction artistique qui est somptueuse. Des charactères modèles aux environnements, FF7 n’as jamais été aussi beau, vivant et immersif. Les nombreuses cinématiques et les animations sont soignées et dignes de films d’animation. C’est du grand Square Enix et son savoir-faire légendaire. Et la bande-son, mon dieu. Entre les thèmes mythiques remixé et les mixages dynamiques qui font monter la sauce, c’est magistral. Le bestiaire est impressionnant avec beaucoup de variété et hyper fidèle à l’original. Après il y a quelques défauts comme certains décors ou textures étonnamment moins soignés et plus pauvres. Le contraste est parfois frappant. On parlait à l’époque de la fameuse porte de Tifa, qui a été corrigée, mais la porte de l’orphelinat n’est guère mieux et c’est toujours là. Autre point fort du jeu : son système de combats qui est aussi très satisfaisant. Les devs ont trouvé un mix intelligent entre action dynamique temps réel et tour par tour plus tactique. C’est super efficace et plaisant à jouer. C’est riche et profond, avec les matérias, les différentes armes et leurs upgrades, mais tout en restant étonnamment simple à prendre en main. C’est aussi très bien mis en scène et dynamique.

Mais côté défauts le jeu n’est pas avare non plus. Final Fantasy VII Remake souffre surtout de problèmes de rythme. Trop souvent c’est mou et longuet inutilement quand on sort de l’histoire principale. Autre souci : le gameplay d’exploration est souvent trop dirigiste, rigide et lourd. Les interactions sont limitées. Structurellement, c’est vieillot. Il y a des défauts. Certains chapitres sont clairement très étirés, avec des longueurs inutiles, des quêtes secondaires qui cassent l’intensité de l’histoire principale. Certaines zones semi‑ouvertes ne sont pas toujours très inspirées avec des environnements parfois vides ou répétitifs. Les activités annexes sont souvent peu engageantes, donnant une impression de remplissage. Il y a aussi pas mal d’allers‑retours forcés dans les mêmes zones. En fait, beaucoup de ce qui a été ajouté en annexe est un peu décevant. Bien sûr on n’est pas toujours obligé de tout faire, mais ce serait manquer des objets et upgrades importants pour la suite. C’est un jeu très couloir au final comme l’était cette partie-là de Midgar dans l’original. Pour plus de liberté il faudra attendre Final Fantasy VII Rebirth qui se consacre au 2ème chapitre de l’original. On croise les doigts pour que l’attente soit courte.

Les moments magiques et mythique dans le jeu ne manquent pas. Pour en citer que quelques-uns, il y a l’arrivée au réacteur N°1 au début du jeu tellement iconique. La rencontre avec Aerith en ville et à l’église, l’entrée dans le bar à Tifa, toute la partie à Wall Market et chez Don Cornéo, l’ascension de la tour Shinra et Red XIII, sans oublier Sephiroth qui hante Cloud tout au long du jeu. Il y a des moments forts et surprenants. Et c’est pour ça que Final Fanstasy VII est un des meilleurs jeux jamais fait. C’est du grand spectacle.   

Final Fantasy VII Remake Intergrade est une expérience vidéoludique qui se savoure avec grand plaisir. Découvrir ou redécouvrir son univers et ses personnages en 3D de cette qualité est époustouflant. Bien sûr, cela peut varier selon le lien que chacun entretient avec la saga ou s’il la découvre. Il faut saluer le courage et l’investissement, financier comme humain, de Square Enix pour se lancer dans un tel chantier qui n’est toujours pas terminé. La chance qu’un éditeur prenne le risque d’entreprendre un projet aussi gigantesque et couteux qu’est de refaire entièrement Final Fantasy VII sur plusieurs volets de cette qualité est exceptionnel. On ne s’en rend pas toujours compte. Ils essayent de redéfinir ce qu’un remake de jeu-vidéo peut être. Et loin d’être parfait ou sans défaut, le travail est impressionnant. Final Fantasy VII est tellement mythique et exceptionnelle pour certain que cette réécriture avec cette refonte graphique est rêve devenu réalité.

Au terme de l’expérience, Final Fantasy VII Remake Intergrade reste une réussite, malgré certaines imperfections. Le scénario prenant, la mise en scène remarquable et l’intensité de l’aventure, combinées à un système de combat offrant l’un des équilibres les plus aboutis entre action et tactique, font de Final Fantasy VII Remake Intergrade un très bon jeu, un peu magique qui malgré ses défauts reste exceptionnel. En attendant Rebirth qui est encore bien meilleur, Remake est un premier pas dans cette saga mythique d’anthologie.

Ces portages très réussis sur Switch 2 et Xbox Series viennent compléter l’offre de Square Enix de rendre Final Fantasy VII Remake Intergrade accessible à tous les joueurs. Il est maintenant disponible sur toutes les plateformes principales : PC, PS4, PS5, et maintenant Xbox Series X et S et Nintendo Switch 2.

Les plus :

  • Un jeu exceptionnel, un peu magique et hors du temps, malgré ses défauts
  • Une avalanche de moments épiques et magistraux réunis dans une seule aventure
  • 1er volet d’une saga légendaire issue d’un monument du jeu vidéo
  • Une réalisation visuelle impressionnante
  • Une réécriture fidèle tout en apportant de nouveaux éléments et des variations
  • Modèles de personnages superbes
  • Les combats dynamiques et stratégiques à la fois
  • Cinématiques de très haut niveau
  • Reprises sublimes et dynamiques des thèmes musicaux originaux
  • Moments iconiques revisités avec soin
  • Doublage de qualité entièrement en français
  • Ajouts narratifs qui enrichissent certains arcs
  • Quelques choix qui ont des conséquences sur les événements
  • Le DLC inclut de Yuffie Intermission solide, fun et bien rythmé
  • Aides optionnelles en tout genre pour être accessible à tous
  • La version Nintendo Switch 2 de très grande qualité de bout en bout
  • Prouve que la Switch 2 est capable de faire de très belles choses
  • Enfin disponible sur Xbox

Les moins :

  • Rythme inégal, certains chapitres trop longs et étirés inutilement
  • Exploration couloir souvent limitée, rigide et cloisonné
  • Liberté de mouvement réduite et maniabilité parfois rigide lourde et lente
  • Quelques zones semi-ouvertes un peu décevantes
  • Environnements parfois trop vides et peu inspirés
  • Quêtes secondaires inégales, souvent fastidieuses et peu répétitives
  • Une version physique en Game-Key Card malheureusement (90Go d’installation)


Éditeur: Square Enix
Développeur: Square Enix
Sortie: 22 Janvier 2026
Disponible sur Nintendo Switch 2, Xbox Series X|S, PC & Playstation 4 & 5

Genre: Action-RPG

 

Final Fantasy VII Remake Intergrade
4.5Note Finale

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