Interview de Raymond Milési Delcano (3)

Interview de Raymond Milési Delcano (3)

Pourquoi trois livres dans une même chronique? La raison en est simple et double. Ils ont le même auteur et le même personnage principal. Mais ils n’en constituent pas pour autant une de ces “suites” où le lecteur qui veut tout comprendre a parfois l’impression d’être maudit jusqu’à la quinzième génération tellement on lui ramifie une histoire… Attention cela ne veut pas dire que Raymond Milési n’entraînera pas Delcano dans d’autres aventures. Cela signifie simplement qu’il changera de décor, d’intrigue, de méchants, etc.

Delcano, vous avez le premier tome pour vous en faire une idée. Mais si vous êtes comme je le crois un lecteur attentif, en regardant la bibliographie de l’auteur et après avoir lu un ou deux chapitres, votre opinion sera faite. Vous êtes bien chez un fan de San-Antonio – si vous n’avez jamais lu cet auteur, il n’est pas trop tard pour réparer, et chez un amateur de science-fiction. Vous allez avoir un enquêteur individualiste et peu respectueux des convenances – défaut dont il s’excuse avec beaucoup d’humour – qui, obligé de s’intéresser à la diplomatie des États du monde, va s’inquiéter de la guerre qui menace entre la Confédération Terrienne et la Ligue sous l’emprise du puissant Daktar de Song, ou devoir récupérer un bijou – une parure, pas des ferrets – volé à l’impératrice Iloné Anta ou encore empêcher de jouer ceux qui ont pris la galaxie et le temps comme terrain de jeu. Vous n’imaginez pas j’espère qu’il fait tout cela tout seul. Il est secondé par un redoutable acolyte nommé Shimro dont les qualités sont inversement proportionnelles à la taille – il mesure un mètre vingt – et il voyage dans l’espace et le temps grâce à Lady Jane… Des méchants à la hauteur de leur rôle et dont les motivations ne sont pas toujours claires comme il se doit. Vous avez compris : de l’aventure et des rebondissements avant toute chose ! De l’action ! De l’humour dans les situations et dans les rapports entre les personnages. De la littérature pour se détendre. Une morale comme dans les fables ? Pas de manière explicite ou magistrale plutôt toujours la même remarque insidieuse de la part de Delcano : Il ne faut pas me prendre pour un imbécile… ou “je supporte tout sauf la bêtise”.

Un dernier point fait de Delcano un personnage à part mais celui-là je vous laisse le découvrir seul, pour qu’il reste comme un secret entre lui et vous. Donc si vous lisez et prêtez une aventure de Delcano ne dites rien, je suis presque sûr que le secret sera bien gardé par les autres lecteurs.

Vous avez un long week-end devant vous et une météo maussade, embarquez Delcano ce ne sera pas triste.

Bonnes lectures.

Salut Delcano !
Futur sans étoiles
Les pirates du temps
Raymond Milési
Armada

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