Regardez bien l’illustration de couverture, elle vous dit presque tout du livre et l’on sent que son auteur a lu le texte traduit par Pierre-Paul Durastanti – un habitué des éloges en matière de traduction. Avec un sous-titre ‘un conte de Guan Yu, le dieu chinois de la guerre, en Amérique’. Et en exergue une phrase de Ralph Waldo Emerson et une d’Alexis de Tocqueville.

Nous sommes en 1865 et deux voyous voulant se venger d’avoir été plus tôt expulsés de la ville d’Idaho City mettent le feu à un bar et une bonne partie de la ville. Les prospecteurs ayant fui sont remplacés par des Chinois qui se sont endettés pour faire le voyage et que l’on exploite dès leur arrivée. Les Chinois s’adaptent mais ne changent pas leurs habitudes alimentaires et cultivent ce qu’ils mangent. Ils sont laborieux, tenaces et forment une belle communauté que Lily, la fille d’un des propriétaires qui leur loue une maison, trouve intéressante et observe. Elle devient l’amie d’un géant chinois Lao Guan (qui devient Logan pour les Américains) qui lui raconte des histoires, des contes et l’initie au wei qi (que nous connaissons aussi sous le nom de jeu de go). Les deux voyous reviennent pour racketter les Chinois et Lao Guan en tue un sous les yeux de Lily…

L’épilogue de ce récit est à lire à la fin, après avoir pris conscience de l’apport et de l’importance de ces Chinois à la fin du XIXème siècle dans cette partie de l’Amérique. Les deux auteurs en exergue l’un philosophe et l’autre informateur de l’Europe au sujet de l’Amérique prennent une grande densité.

Conseil de lecture : ne vous laissez pas emporter par le récit, arrêtez-vous un peu après chaque conte de Lao Guan pour en mesurer la portée..

Toutes les saveurs
Auteur : Ken Liu
Editeur : Le Bélial’
Collection : Une heure lumière

www.belial.fr

Toutes les saveurs
5.0Note Finale

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