Une fois n’est pas coutume, je commence par une citation, celle qui figure en seconde position en exergue de ce roman : « La littérature doit concilier les trois temps, le passé, le présent, le futur autrement elle n’est qu’Histoire, journalisme ou science-fiction. ». La phrase est attribuée à l’écrivain israélien Aharon Appelfeld et figure dans Dans le faisceau des vivants de Valérie Zenatti (éditions de l’Olivier)… Et elle a le mérite de donner une juste idée du roman.

Commençons par le décor. Le monde continue de courir tranquillement à sa perte, le Grand Israël s’est séparé par un mur des décadents de Tel-Aviv. Le Grand Israël est sous la domination des ultraorthodoxes et des Russes. L’état de Tel-Aviv tente de retrouver les valeurs des fondateurs d’Israël. Le rabbin Arie Golan est premier ministre du Grand Israël et Tsedek gère Tel-Aviv. Haïm Müller, adjoint de Golan, s’enfuit à Tel-Aviv avec les plans d’installation de drones tueurs russes pour défendre le mur. Haïm abandonne Ana, son épouse, qui elle est encore amoureuse d’Éli Bishara, le chef de la police de Tsedek. Ana décide de rejoindre Tel-Aviv et en chemin rencontre un jeune Palestinien qui jusque-là vivait caché. Haïm rencontre Éli et ils parlent d’Ana. Golan a remplacé Haïm par Isaac…

Vous en savez assez pour avoir envie de lire. Et constater que l’auteure mélange allègrement le passé (les souvenirs des personnages), le présent (un certain état des lieux) et l’avenir (le monde divisé par des murs et surveillé par des drones) avec une sauce qui lie sentiments et sexualité. La découverte de la sensualité par Haïm est un joli morceau d’écriture. Nous sommes bien dans ce que décrit la citation et les sentiments des personnages nous font un peu oublier la noirceur du monde dans lequel l’auteure les plonge.

Un vrai plaisir de lecture…

Les lumières de Tel-Aviv
Auteure : Alexandra Schwartzbrod
Editeur : Rivages

www.payot-rivages.net

Les lumières de Tel-Aviv
5.0Note Finale

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