Le voyageur des Bois d’en Haut

En illustration de couverture, une photo des gens qui servent de modèles à des personnages de ce roman. On appréciera en fin de volume la liste des informations récoltées par l’auteur auprès d’informateurs compétents.

Peut-être trouverez-vous banale l’intrigue de cette histoire, mais j’espère que vous savourerez la façon dont elle est écrite. Lorsque l’enfant héros de cette histoire est né, sa mère a dit à son père de l’appeler Jean. Le père est parti, a fêté la naissance et sur le registre d’État civil a fait inscrire Camille. Nous sommes au 19ème siècle, deuxième moitié, Camille/Jean a seize ans et part pour la première fois avec les « limousinants ». Des paysans creusois qui vont travailler comme maçons du côté de Lyon. C’est ce que faisait son père avant d’être emporté par une crue du Rhône. Dans son groupe on l’appelle Jean. Il ne se débrouille pas trop mal mais est agressé par des jeunes qui lui parlent de son père… Et progressivement il découvre la vérité. Son père avait deux « familles ». Une à Lyon avec une Italienne. Une à Gentioux dans la Creuse – le village existe et s’honore d’un monument aux morts assez particulier – d’où vient Jean. Et on propose à la mère de Jean de se remarier mais pour cela il faut la preuve qu’il est mort… Là, un passage de racisme officiel très réussi. Et Jean part à la recherche de qui peut le renseigner… et découvre d’autres lieux.

Je ne vous raconte pas la fin… Mais je vous dis que Camille/Jean se trouve son identité et, comme vous risquez de ne pas le remarquer tout de suite, je vous signale que l’auteur propose un chapitre à la première personne, c’est Jean qui parle, un chapitre à la troisième personne comme s’il y avait un observateur…

Bonne lecture.

 

Le voyageur des Bois d’en Haut
Auteur : Jean-Guy Soumy
Editeur : Presses de la cité
Collection : Terres de France

www.pressesdelacite.com

Le voyageur des Bois d'en Haut
5.0Note Finale

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