Et toujours pour cette collection la même qualité de trouvaille et de dessin pour l’illustration de couverture. Comme Nancy Kress fait partie de mon panthéon d’auteurs, je me suis précipité… et j’ai été freiné, tout de suite. Puis j’ai compris que le personnage principal et moi n’étions pas dans le même temps. Lui, Max Feder est un vieux de quatre-vingt-six ans et je me sens encore jeune. Lui il est dans une maison de retraite et râle contre le monde où vivent son fils et ses petits-enfants. Un monde où les riches sont protégés dans des bulles et peuvent être « génémodés », où les pauvres supportent canicule et pollution. Le jouet des petits-fils a volé la bague qui contenait le souvenir amoureux du vieux. Daria, cet amour, fut une prostituée avant d’épouser un riche industriel et de se retrouver porteuse de cellules tumorales permettant de fixer l’âge d’une personne pour vingt ans. Daria a donné à Max une information qui a permis à ce dernier de faire fortune. Max s’est découvert escroc de grande envergure et associé à un Rom. Et Max, suite à la perte de sa bague, décide de revoir Daria…

Max et son ami Rom parlent le langage de leur jeunesse dans un monde où celle-ci n’a plus le moindre cours. Max est juif et comme son ami Rom replié sur ses défenses. Ils savent le prix que leurs coreligionnaires ont payé en tant que membres de communautés pourchassées. Et cela Nancy Kress le dit. Vous avez compris qu’il faut lire attentivement ce court texte pour ne pas rater une allusion historique ou économique, une information concernant le récit. Il me semble que c’est une des qualités des bons auteurs que de donner à lire une histoire qui plaît et en même temps qui apporte une idée à laquelle il faudrait réfléchir…

Bonne lecture…

La Fontaine des âges
Auteure : Nancy Kress
Editeur : Le Bélial’
Collection : Une heure lumière

www.belial.fr

La Fontaine des âges
4.0Note Finale

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