Impurs

Même si elle illustre un des passages de ce roman, je ne dirais pas que l’illustration de couverture soit incitatrice à l’achat ni bien venue. C’est d’autant plus dommage que ce roman d’une rare violence mérite d’être lu.

Une citation extraite d’une critique du Monde des Livres dit la chose suivante : « Dans la lignée d’un Tennessee Williams, il s’impose comme le grand écrivain de la frustration. » Vous me direz peut-être que je chipote mais pour ma part j’ai aussi senti du John Steinbeck voire du Erskine Caldwell et plus du manque que de la frustration. Même si le rapport entre Galen (21 ans, toujours vierge) et sa cousine Jennifer un peu plus jeune mais très très délurée est d’une rare violence. Imaginez deux sœurs – Helen et Suzy Q – veuves mais affligées d’une mère ayant des troubles sérieux de mémoire – et que l’on a placée en maison de retraite – et qui détiendrait en fidei commis les moyens de payer des études à Galen et Jennifer. Galen et sa mère habitent la maison de famille. Nous sommes en 1985 et Galen semble légèrement arriéré même s’il lit Siddhartha et Carlos Castanéda. On a compris que c’est un homme ou deux qui manquent. Je citais John Steinbeck parce que je pensais à East of Eden (A l’est d’Eden) et à l’interprétation de James Dean dans le beau film d’Elia Kazan… Il me semble que l’autre caractéristique de Galen est son manque d’imagination. Il ne peut s’évader de son petit univers et voler de ses propres ailes. Et là oui il y a une énorme frustration d’autant que Jennifer joue avec le désir de son cousin.

C’est violent, mais il m’étonnerait que vous trouviez cela outré… L’explosion de violence est normale vu le contexte…

A lire d’une traite ou à petites doses…

Impurs
Auteur : David Vann
Editeur : Gallmeister

www.gallmeister.fr

Impurs
4.5Note Finale

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