Si l’en fallait qu’un, ça serait celui-là. Pour beaucoup de joueurs, de tous les portages third-party attendus sur Nintendo Switch 2 arrive facilement en tête: ELDEN RING. Monument du jeu-vidéo qui a tout rafler sur son passage. Que ce soit au niveau des critiques presses ou du public, Elden Ring est LE jeu qui fallait porter absolument sur Switch 2. Bandai Namco et FROM SOFTWARE l’ont fait. Elden Ring est entre nos mains et il est l’heure de voir comment il s’en sort. Spoiler : Beaucoup, mais alors beaucoup mieux que prévu !

Le titre qui a démocratisé le genre “Souls-like”
Avec la Switch 2, les joueurs Nintendo peuvent enfin profiter de vrais portages réellement ambitieux, à condition que les studios s’accordent le temps et les moyens nécessaires pour les optimiser correctement. La console parvient ainsi à afficher des jeux au niveau technique étonnamment proche des productions modernes, avec une image propre, un framerate solide et une fluidité qui surprend pour une machine portable.
Certes, les versions Switch 2 restent généralement légèrement en retrait, surtout sur les jeux gourmands et ambitieux, avec quelques concessions graphiques et techniques ici et là. Mais l’ensemble demeure impressionnant, surtout lorsqu’il s’agit de titres exigeants. Elden Ring, par exemple, demande une réactivité quasi instantanée et une précision au doigt et à l’œil. Le voir tourner de manière crédible sur une console hybride témoigne des progrès considérables réalisés par Nintendo et les studios tiers sur cette génération.

On en a déjà une vague idée, même si on ne s’en rend pas encore pleinement compte, mais Elden Ring est en train d’entrer au panthéon des jeux-vidéo. Si ce n’est pas déjà le cas. C’est le titre qui a véritablement ouvert le style action‑RPG à la Dark Souls au grand public, en transformant une formule autrefois considérée comme niche, presque inaccessible, en phénomène mondial.
Avec plus de 30 millions d’exemplaires vendus, Elden Ring dépasse le statut de simple succès commercial. C’est un jeu qui a marqué une génération, redéfini un genre et imposé sa vision du monde ouvert. Elden Ring n’est plus seulement un jeu, c’est un événement culturel. Il se devait d’arriver sur Nintendo Switch 2. C’est maintenant le cas.

Un GOTY qui a marqué son époque
Nous avions déjà testé Elden Ring à sa sortie. Noté 5★ sur notre site, Elden Ring fait partie de ses titres exceptionnels à ne pas manquer. Il n’est pas parfait. Rien ne l’est. Il a des défauts et des éléments qui peuvent déplaire ou décevoir. Mais Elden Ring compense par toutes ses qualités, son ambition, son contenu généreux, son gameplay très exigeant, mais tellement satisfaisant et pour sa direction artistique majestueuse à couper le souffle. Il a été élu GOTY 2022 par beaucoup. Et c’est mérité.
Vous pouvez lire notre test d’Elden Ring à cette adresse : https://www.daily-passions.com/elden-ring
Ainsi que son DLC :Shadow of Erdtree, compris dans l’édition Tarnished sur Switch 2: https://www.daily-passions.com/elden-ring-shadow-of-the-erdtree

Une version « sans-éclat » bien complète
Commençons par un petit tour de ce que contient la Tarnished Edition. Cette édition inclut le jeu original “ELDEN RING”, l’extension “SHADOW OF THE ERDTREE”, une nouvelle armure et des options de personnalisation pour l’apparence de Torrent.
Le pack Tarnished (« sans-éclat ») ajoute aussi deux classes inédites :
- Heavy Knight (chevalier lourd, tank)
- Idus Knight (chevalier d’Idus, plus agile/dextérité)
Ces deux classes sont des classes de départ ajoutées avec le nouveau pack, et non des classes du jeu original ou du DLC Shadow of the Erdtree.
C’est hyper complet pour des centaines heures de jeu.

Un portage réussi finalement à la surprise générale
Le projet Elden Ring sur Switch 2 est la preuve qu’il ne faut pas montrer un jeu trop tôt lors de son développement. Présenté l’an dernier lors de salon de jeux-vidéo, ce n’était pas glorieux. Les premiers retours n’étaient pas très bons. Prévu pour une sortie fin 2025, pour finalement être repoussé à 2026, histoire de prendre plus de temps pour rectifier le tir et le peaufiner. Et ça a valu le coup et prouve encore que parfois cela vaut vraiment la peine de donner quelques mois supplémentaires aux devs et prendre son mal en patience afin d’avoir un jeu de meilleure qualité.
Elden Ring sur Switch 2 offre une expérience très proche et même supérieur de celle des plateformes de génération PS4, avec un rendu solide et cohérent. À aucun moment on n’a l’impression de jouer à une version au rabais : le portage tient parfaitement la route.

Un portage surprenamment bon
Sur Switch 2, Elden Ring est très bon. On a droit à un portage de qualité, mais pas sans défauts ni compromis.
Le jeu est très beau. Artistiquement, le jeu de From Software est impeccable. On retrouve tout son univers fantastique. On est sur un équivalent Steam Deck, et même un peu mieux. C’est magnifique. C’est aussi un peu plus fin que sur PS4 et surtout plus fluide. Artistiquement, c’est du un pour un. Spécialement en mode portable, le jeu impressionne vue l’ampleur du titre avec son immense monde ouvert.

La fluidité est le petit souci principal du jeu, bien qu’il reste acceptable globalement. Elden Ring vise à toujours rester au-dessus des 30fps. Le framerate est débloqué et peu donc légèrement monter dans les 35-40. Et c’est assez maintenu. Mais il peut aussi malheureusement baisser. Bien que l’impression générale soit d’avoir un jeu stable à +95%, de légères chutes occasionnelles pour ne pas dire fréquentes s’invitent tout de même. En fait ce sont plus des variations de frame rates entre 30-40 qui se ressentent que des chutes en-dessous des 30. Bon ça reste propre et rarement un handicap. Mais pour un jeu dans lequel la réactivité est clé, ça pose quelques soucis d’inputs par moments. Rien de dramatique non plus. Mais c’est l’un des avantages des jeux en 60fps.
Cette fluidité à 30fps plutôt stable a aussi un coût sur le confort visuel. Afin de maintenir la fluidité, la résolution dynamique entre en jeu. Elle est variable selon la charge. Elle peut baisser notablement dans les scènes lourdes. C’est beaucoup moins notable en mode portable sur un écran 8″, bien que la résolution descende plus bas qu’en docké. Par contre, sur une TV 65″, c’est nettement plus voyant. Ce n’est pas horrible, mais clairement on n’est pas sur PS5.

Graphiquement, Elden Ring reste un jeu From Software. C’est magnifique artistiquement avec des ennemis gigantesque et impressionnant, mais techniquement voilà. Tant mieux, ça permet à la Switch 2 d’y jouer convenablement.
Vu le scale du jeu, c’est impressionnant. Même 4 ans après, Elden Ring en met toujours plein les yeux. C’est magistral et gigantesque. Le monde d’entre-terres est juste phénoménale avec tout ce qu’il propose. Le level design est varié, interconnecté et réfléchi dans les moindres détailes afin d’offrir une exploration qui récompense la curiosité et la témérité. Bien que très difficile et exigeant, Elden Ring permet au joueur d’explorer diverses zones plus accessibles afin de s’améliorer et péxer à son rythme et revenir plus tard mieux préparer à relever les défis plus ardus. Progresser à son rythme.

Sur Switch 2, en mode portable, Elden Ring reste net, clair et propre. Ce n’est pas du tout une bouillie de pixels. Et on pourrait même dire que c’est plus tôt pas mal. Seul bémol peut-être, la taille des textes et l’interface qui est un chouia petite sur un écran 8″. C’est très net, mais pour des yeux vieillissants, c’est autre chose.
Autre souci en mode portable, plus embêtant cette fois-ci : la luminosité. Il y a des endroits qui rendent beaucoup trop sombre dans le jeu. Dans certaines catacombes ou grottes non éclairées, on ne voit rien. Mais vraiment rien. Heureusement qu’il y a souvent les messages en blanc des autres joueurs pour un peu distinguer les couloirs. Disons qu’acheter la lanterne est réellement indispensable. Même avec les settings du jeu à fond et ceux de la console, ça reste trop sombre. Et ce n’est pas du tout le cas en mode TV (testé sur une OLED).
Dans un cas on voit les roches et leurs reliefs avec des niveaux de gris et donc le chemin que prend la grotte. Alors qu’en portable c’est noir de chez noir. On voit le perso et éventuellement et les amas de mousses vertes quand il en a. C’est pratiquement injouable sans lanterne. Faudrait patcher ça.
Les attaques au travers des murs sont toujours de la partie malheureusement aussi.

La jouabilité est tout à fait convenable avec le joy-con bien que ce n’est pas aussi ergonomique et confortable qu’avec une manette conventionnelle comme le gamepad pro. Donc ça va, mais s’il y a moyen de jouer avec un bon pad, mieux vaut choisir cette option.
En mode docké on a droit à une expérience équivalente à ce que l’on trouve sur PS4 avec une résolution dynamique 900p-1080p à 30-40fps. Pas de modes qualité ou dynamique. Sans être au top, c’est acceptable.

Elden Ring est un jeu connecté avec la possibilité d’interactions avec d’autres joueurs : messages, entre-aides, invasions, etc. On connait et c’est ce qui rend le jeu encore plus agréable.
On peut jouer offline et ne pas profiter de ces interactions. Ça apporte un avantage : ne pas se faire déconnecter. Jouer sur switch s’est souvent faire des petites sessions.
On joue, 5-10 minutes et on ferme la console pour la rallumer ensuite. Elden Ring n’aime pas et nous renvois à l’écran de titre après un petit moment d’inaction. On perd rarement grand-chose dans la progression, mais bon, il faut recharger et voir où on respawn. En offline, il n’y pas se problème. On reste dans la partie.

Conclusion
Elden Ring est et reste un incontournable du jeu-vidéo. Il n’a pas pris une ride. C’est un Action-RPG fantastique qui coche toutes les cases. Il a tout. L’exploration, la découverte, le dépassement de soi et la satisfaction et la fierté ultime de tuer un boss. Ce sont des sensations d’accomplissement rares. On peut afficher Elden Ring sur son tableau de chasse avec fierté.
Par contre, il faut garder en tête que c’est un jeu de type Souls-Like de From Software. C’est très dur. Le jeu ne tient pas vraiment par la main le joueur. C’est la marque de fabrique de ces jeux action-rpg et c’est ça que les joueurs recherchent.
Ce n’est pas parce qu’on est sur Nintendo Switch 2, une console souvent plus considérée pour les plus jeunes, qu’Elden Ring est plus facile. Ce n’est pas le cas. Aucune concession à ce niveau-là. Et heureusement. C’est l’essence même du genre. C’est le même jeu avec la même exigence et le même degré de difficulté. Pas de mode histoire ou facile.
L’expérience Elden ring est exceptionnelle. Ce n’est pas pour rien qu’il a reçu nombreuses récompenses Game of the Year et vendu plus de 30 millions de copies en 4 ans. Il a réussi à créer un gigantesque monde ouvert riche, interconnecté, éblouissant rempli d’aventures et de mystères.

Une aventure épique à la découverte de l’inconnu. Au dépassement de soi avec des affrontements mémorables et d’innombrables dangers à surmonter dans des environnements immenses à couper le souffle à parcourir à pied ou à cheval.
Pour personnaliser son personnage et son aventure, les possibilités de gameplay sont plus que nombreuses : armes, magies, invocations, armures, et bien plus encore. Elden Ring offre une richesse de builds impressionnante et une rejouabilité presque infinie.
Cette version Switch 2 est réussie en tous points. Loin d’être parfaite, elle coche néanmoins pratiquement toutes les cases d’un bon portage. Et ce n’était pas gagné vu l’ampleur du jeu. Mais en prenant le temps qu’il faut, From Software a pondu un titre de qualité plus que convaincant sur une console hybride. Supérieur en plusieurs points à la Steam Deck et la PS4, Elden Ring Tarnished Edition est le full package que les joueurs attendaient sur la console de Nintendo. Le jeu de base, le dlc shadow of the erdtree et le pack Tarnished, tout y est. Sauf l’aventure indépendante Nightreign qui n’est pas disponible, en tout cas pour l’instant sur Switch 2.

On n’est peut‑être pas à 60 fps en 4K sur Switch 2, mais ce n’est pas ce qu’on attend d’elle. En revanche, pouvoir jouer à Elden Ring dans de bonnes conditions, avec un portage de qualité, où je veux et quand je veux : ça, c’est fort. Le format portable rend le jeu incroyablement attractif. Je le sors, je joue quelques minutes, puis je le range avant de reprendre une longue session le soir sur ma TV. C’est tout simplement idéal.
Elden Ring Tarnished Edition sur Switch 2 est un portage réussi, pas sans défauts ni quelques petites concessions techniquement, mais particulièrement impressionnant pour une console hybride.
La version ultime ? Techniquement peut-être pas, mais question mobilité, clairement.
Le jeu reste immense, exigeant et magnifique. Et surtout, il conserve exactement ce qui a fait son succès. Un excellent portage d’un jeu exceptionnel.

Les plus :
- Une direction artistique et un level design toujours aussi magistrale.
- Un portage très convaincant compte tenu de l’ampleur du jeu.
- Elden Ring complet avec Shadow of the Erdtree.
- Deux classes supplémentaires avec la Tarnished Edition.
- Un rendu particulièrement impressionnant en mode portable.
- Une expérience globalement stable à 30 fps et plus.
- Une résolution dynamique qui permet de maintenir des performances correctes.
- Une expérience qui conserve toute la difficulté et l’exigence du jeu original.
- Le format hybride apporte une vraie plus-value : jouer à Elden Ring partout.
Les moins :
- Certaines zones beaucoup trop sombres en mode portable.
- Les attaques qui traversent les murs.
- Quelques légères baisses de framerate.
- Pas de mode performance/qualité. Pas de 60 fps.
- Résolution dynamique davantage visible sur les grands téléviseurs.
- Les Joy-Con sont moins confortables qu’une manette classique.
- Nightreign absent de cette version Switch 2 pour le moment.

Éditeur: Bandai Namco
Développeur: From Software
Date de sortie: 28 Août 2026
Support: Nintendo Switch 2
Genre: Souls-Like / Action-RPG




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