Hissez la grand-voile ! Bienvenue dans le monde de la piraterie ! Sans doute le meilleur Assassin’s Creed de la série et le meilleur jeu-vidéo de pirate solo est de retour dans un remake aux petits oignons façon Ubisoft. Ubisoft Singapour signe un remake qui ravira tous les fans de Black Flag ainsi que les amateurs de jeu de pirates. Dans les caraïbes, l’aventure se vit sur terre et mer. Fermez les perroquets et les cacatois !

Assassin’s Creed Black Flag Resynced est le remake de Assassin’s Creed IV : Black Flag sorti en 2013 sur PS3 et Xbox 360 puis ressorti sur PS4, Xbox One et PC. Mais 13 ans plus tard, à la demande générale, Ubisoft décide de rafraîchir son « chef-d’œuvre » avec une refonte graphique beaucoup plus actuelle et moderne. En plus du gros lifting graphique, Resynced voit certaines parties de son gameplay améliorées afin d’être plus actuel en 2026. Suppression des chargements, système de combat modifié et libertés d’exploration améliorée ainsi que du contenu inédit.

Assassin’s Creed Black Flag Resynced est le jeu ultime pour se glisser dans la peau d’un pirate. Déjà à l’époque, on sentait qu’Ubisoft voulait nous faire vivre des aventures dignes du Capitaine Jack Sparrow et des films Pirates des Caraïbes. Et franchement, c’était un pur kiff. Tout y était. En plus d’être un jeu de pirate extraordinaire, c’était aussi le premier Assassin’s Creed à proposer beaucoup plus de contenu annexe et plus de liberté. Un vrai banger. Resynced reprend donc fidèlement l’expérience d’origine, tout en essayant de l’améliorant encore grâce aux avancées technologiques modernes.

Attention, Black Flag Resynced est un jeu Assassin’s Creed ancienne formule pre-Origins. C’est beaucoup moins porté sur le côté RPG. C’est très lite à ce niveau-là. On ne va pas améliorer son équipement constamment. Les ennemis n’ont pas un niveau. Notre héros non plus d’ailleurs. Les bateaux ont des étoiles qui donne une idée de leur puissance. Mais ça s’arrête un peu là. On va évidemment trouver de nouvelles armes et de nouvelles tenues pour Edward, mais les stats bougent très peu. C’est souvent cosmétiques. Il y a parfois des bonus, mais rien de fou. C’est un jeu d’aventure avec un soupçon de RPG très léger. Ce qui n’est pas moins bien. C’est différent. Certains préféreront s’en doute. Spécialement les anciens joueurs. D’autres moins. C’est plus simple, plus direct.

On incarne Edward Kenway, un boucanier dans les Caraïbes venant du pays de Galles. Entre Cuba, les Bahamas, la Jamaïque et Tortuga, il veut devenir un riche et puissant pirate. Ce n’est pas un assassin, c’est un bad boy opportuniste, mais au grand cœur bien sûr. Sans foi, ni loi, s’il peut s’enrichir, il y va. Et c’est cette audace, qui va le mener dans des aventures incroyables, qui le dépassent aussi. Il va se confronter aux templiers, rencontrer les assassins, voguer vers de nombreuses îles des caraïbes. Devenir capitaine du Jackdaw. Participer à des batailles navales épiques avec son équipage. Piller, espionner, saboter, voler, tout est permis entant que pirate. Rechercher de trésors, commercer les denrées avec les différents marchands. Trouver des bouteilles à la mer refermant des cartes au trésor. Explorer chaque recoin des nombreuses îles paradisiaques et des secrets qu’elles renferment. Sans oublier les combats et les assassinats ainsi que les duels au sabre tellement emblématiques de la piraterie. Sur terre comme en mer, l’expérience est complète de A à Z. Edward va nous faire vivre tout ce que l’on peut imaginer d’une vie de pirate avec ses victoires, mais aussi ses défaites.
Et des sabres, il en croisera. Les duels éclairs sur des ponts glissants sont le quotidien d’Edward. Mais il devra aussi combattre les flottes et les forteresses anglaises et espagnoles, ainsi que leurs casernes dans les nombreuses plantations. Le tout agrémenté de batailles navales où le tonnerre des canons couvre les hurlements du vent. Les abordages et les pillages de navires sont légion. Ainsi que la pêche et la chasse qui sont toujours présent et font leurs retours depuis Shadows. Ça fait plaisir.

Le gros du travail a évidemment été mis sur la partie graphique. C’est ce qu’il saute aux yeux directement. Le lifting est important. Le jeu est magnifique. Ubisoft Singapour a bien travaillé pour faire de ce Black Flag un jeu moderne qui donne envie de s’y plonger ou replonger. Nouvelles Textures HD, personnages, visages et objets 3D redéfinis, lumières retravaillées, ray-tracing, environnements beaucoup plus riches, beaucoup moins de chargements, tout est beaucoup plus fluide pour une expérience beaucoup plus agréable digne de 2026.

Le lifting graphique est réussi. Les characters models sont plus beaux et beaucoup plus réalistes. Le travail sur les textures des vêtements sont bien plus naturels. Le cuir, les métaux, les tissus sont bien mieux rendus avec leurs nouvelles textures HD. Les visages sont plus détaillés avec plus d’imperfections et de rides. Le bois aussi est beaucoup plus réaliste. Mais ce n’est pas simplement une histoire de textures. C’est aussi comment l’illumination du jeu est gérée. Grâce au ray-tracing et autres, les réflexions et perceptions de la lumière sur les différentes matières est bien plus réaliste. Le bois mouillé, le métal qui réfléchit, la lumière diffuse du soleil au travers des palmiers, l’eau turquoise et ses reflets. Les ombres dynamiques. La draw distance améliorée. Ce sont toutes ses améliorations qui rendent le jeu vrai et plus immersif.

Il y a aussi beaucoup plus objets de décoration dans les décors. Là, où c’était souvent vide ou avec peu d’enrobage dans l’original, Resynced est bien plus fourni. Dans les maisons, il y a bien plus d’objets qui habillent les bâtiments, la jungle et les îles sont plus feuillus et les fonds marins sont clairement plus beau avec du corail, plantes aquatiques et algues. Tout cela améliore le confort visuel du jeu. Le folliage est animé et collidé. Et le rendu de l’eau est magnifique avec des couleurs bleues azures du feu de dieu et une physique qui donne un mouvement de vague qui se voit et se ressent bien.
C’est un remake, refait avec le Anvil Engine d’Ubisoft, fait des merveilles. Tout a été reconstruit avec plus de détails, de nombreux npc retravaillés plus crédibles, un nouvel éclairage plus réaliste et chaleureux, pour animer la Havane, Kingston et Nassau de la meilleure des manières. On ressent aussi les limites du remake, avec des animations de NPC parfois un peu rigides, moins naturelles que ce que l’on voit aujourd’hui. Certains visages secondaires manquent de finesse, et le lip sync accuse clairement son âge. On retrouve également dans Resynced l’architecture des villes de l’original à la lettre. Ça se remarque assez vite, surtout en prenant de la hauteur. On voit les toits et bâtiments assez carrés et tranchés. Ce n’est pas dérangeant mais on sent le vestige des vieux Assassin’s Creed. En mer on voit la limite de simulation des vagues au loin. On voit les limites du moteur, mais ça reste très joli. Surtout grâce à la colorimétrie très caraïbe, à l’éclairage maitrisé et au ray-tracing qui donnent un rendu global très charmant qui donne envie.

Sur console, Resynced propose trois modes graphiques selon vos préférences. Tous les modes affichent le jeu en 4K upscalé. Le mode qualité en 30fps avec de meilleurs graphismes et un ray-tracing plus marqué. Très joli, très fin et détaillé et reste tout à fait jouable. Cependant, il manque un peu de cette fluidité qu’offre le 60fps. Après quelques temps, on y fait plus attention, mais ce n’est pas aussi confortable. Le mode performance offre du 60 fps avec un ray-tracing standard et une résolution native un peu plus basse. C’est un peu moins fin, l’image est moins crisp et détaillée, mais on gagne en fluidité pour un plaisir visuel non négligeable. Et finalement pour les téléviseurs qui le permettent, le mode balancé fait tourner le jeu à 40fps avec les avantages graphiques du mode qualité. C’est d’ailleurs le meilleur mode, à mon avis, il joint la fluidité et la qualité graphique du ray-tracing amélioré pour un rendu magnifique. Entre la PS5 et la PS5 Pro, c’est le PSSR qui est mis en valeur pour un jeu encore plus fin et détaillé. Il faut noter que le jeu sur Xbox Series S ne propose que le mode qualité en 30fps en 1620p upscalé.


Sur PC, les options graphiques permettent paramétrer avec précision afin de le faire tourner au mieux. Les specs sont néanmoins assez élevées pour bien faire tourner le jeu. Faites attention pour les possesseurs de vieux PC. Petit détail un peu dommage, mais ce n’est pas le premier jeu multiplateforme à le faire, les cinématiques sont en 30fps, même en mode 60fps. C’est moins fin et surtout la transition en gameplay et cinématique est perceptible. Ce sera corrigé d’après Ubisoft dans un futur proche.

Outre les améliorations graphiques, Resynced change en profondeur la qualité de vie du jeu. Ce que l’on appelle le QoL (Quality of Life). Ce sont des améliorations sensées perfectionner l’expérience du joueur ainsi que l’immersion en éliminant les lourdeurs du jeu. Premier changement que l’on pourrait vite ignorer tellement c’est habituel aujourd’hui, la map est totalement libre de chargement. Là où dans l’original il y avait des chargements pour aller sur les villes et les grosses îles, Resynced est seamless. A part pour la téléportation en voyage rapide évidemment, ainsi que rentrer dans la cabine du capitaine dans le bateau et quelques petites transitions pas bien longues. On va où on veut et on s’amarre aussi où l’on veut, comme on veut. Déjà là pour l’expérience pirate, c’est vraiment top. On monte sur le bateau, on navigue et on explore librement sans coupure.

Les missions de filatures ne sont plus en échecs si on se fait repérer. L’action continue. On tue les gardes et on récupère la clé, l’info ou autre ensuite et le jeu reprend normalement. C’est beaucoup moins pénalisant et frustrant qu’avant où il fallait recommencer.
On peut aussi maintenant plonger librement sous l’eau et explorer les fonds marins n’importe où. Ce n’était pas le cas avant, il y avait des spots spécifiques pour cela. Donc maintenant, en sautant du bateau, on peut aller prendre un bain et aller voir si un trésor s’y cache.
Les déplacements et l’escalade s’améliorent aussi et deviennent un peu plus souples, via certaines options, avec l’ajout du saut manuel, des éjections latérales et de la roulade rendant le parkour plus agréable et contrôlable. Ce qui n’empêche pas les ratés de temps en temps. Il faut noter que quelques ajustements ont été fait pour faciliter la navigation dans les villes avec de nouvelles tyroliennes qui raccourcissent les déplacements.

On peut maintenant activer un suivi automatique pour qu’Edward marche avec les npc sans intervenir. On peut poser la manette et profiter du paysage. Tellement plus plaisant. Pareil pour le bateau. On indique la destination et il navigue en pilote automatique en l’activant.
Le système météorologique est dynamique à 100% avec de la pluie, des orages, du vent, des éclairs et des ouragans beaucoup plus fréquents. D’ailleurs, il pleut beaucoup dans ma partie, un peu trop. Le cycle jour/nuit est toujours là, mais on peut switcher d’un à l’autre en quelques secondes en s’asseyant. Les tempêtes sont sympas au début, mais deviennent vite trop fréquentes et énervantes finalement.

Le système de combat original a été revu et modernisé pour ressembler plus au système de Shadows. C’est plus dynamique et plus simple. C’est plus naturel tout en restant très arcade. On spamme, on pare et on exécution, tout le long du jeu. L’impression d’être entouré par plusieurs ennemis qui attaquent un après l’autre en moins présent. Par contre si on gagne en fluidité et souplesse, on perd en impact. En ressent moins les coups que l’on donne et que l’on reçoit. Ça tranche un peu dans le vide. Ça reste violent avec du sang et des finishs sympas, mais la sensation de puissance, celle de vraiment couper ou transpercer, est nettement atténuée. Les animations, souvent un peu robotiques et mal synchronisées avec l’adversaire, créent parfois des situations décalées. Même en mode photo, le positionnement des armes paraît étrange. Difficile de savoir si cela vient de la physique du jeu ou d’animations qui ne collent pas toujours aux positions réelles, mais le résultat manque parfois de cohérence. Pour en revenir au combat, quelques options de déstabilisation sont possibles avec par exemple le coup de pied ou le balayage de jambe, mais pour ça il faut presser R2 + O et ce n’est pas toujours très pratique en action. Le mapping manette n’est pas toujours très ergonomique. Heureusement on peut tout changer dans les options de commandes.

Il y a quelques types d’armes, avec des sabres et des épées ainsi que des pistolets. Elles ont avec des habilités différentes comme percer les défenses, attaque à deux lames, combos avec pistolet, etc. Ça reste basique mais efficace. Ce n’est pas un RPG comme peuvent l’être les nouveaux Assassin’s Creed post Origins. Les propriétés des armes se limitent à la puissance et au nombre d’exécution qu’elles peuvent faire. Pour plus de personnalisation il faut voir du côté des amulettes qui peuvent par exemple redonner un peu de vie en contrant correctement. Ce n’est globalement pas trop compliqué et ni trop important. Et on peut toujours débloquer des skins et des armes et armures dans l’animus avec les missions anomalies ou dans la boutique Ubi.

Niveau intelligence artificiel, ce n’est pas le jeu avec les ennemis les plus malins. C’est assez faible. L’IA ne réagit pas de manière très impressionnante. Disons qu’il n’est pas difficile de la duper et de passer à côté sans se faire voir. Elle réagit tardivement et n’est guère plus maligne en groupe. Est-ce grave? Pas vraiment. Le jeu reste agréable et on ne perd pas de temps à chercher des stratagèmes pour passer les lignes ennemis. Un peu de bruit, un sifflement à distance, l’ennemi se met en alerte, il vient voir, on l’assassine discrétos et on recommence. C’est fous le nombre de cadavre qui l’on peut stacker sous une fougère.
A côté des sabres et des épées, notre cher Edward a aussi des pistolets, une sarbacane pour endormir et empoisonner, une corde grappin pour attirer vers lui les ennemis ou les pendre aux branches et des bombes fumigènes pour assassiner ou s’enfuir en toute discrétion. Classique Assassin.
Par contre la navigation en parkour est souvent frustrante. Même si elle est bonne généralement, il y a tellement de moments où le personnage bloque sur un caillou, un rebord ou quelque-chose d’anodin mais qui le stop dans son élan. Et ça rend fou. Il ne veut pas sauter ou descendre d’une petite corniche. Zizag à gauche à droite au lieu de descendre. Les sauts semi-automatiques sur rail depuis le bateau vont n’importe où. Les lourdeurs et lenteurs d’animations. Le fait d’avoir mis monter et descendre sur les boutons de la manette ce qui empêche de contrôler la caméra en même-temps avec un seul pouce. En fait beaucoup, d’imprécisions et de « bug » du parkour sont toujours-là et ternissent le plaisir de jouer car ça ruine souvent l’action. Et la caméra, souvent trop proche, un bijou. Surtout dans les petits endroits clos. Sur PC, il y a moyen d’augmenter le FOV dans les options, heureusement. Faites-le directement. Mais pas sur console comme d’habitude. Petite anecdote, accroupi en mode furtif dans les plantes en mode photo, pas de souci. On sort du mode photo et bim le personnage se relève tout seul automatiquement et on se fait repérer. Magnifique.

Le plus gros point fort de Black Flag qui le distinguait des autres Assassin’s Creed de son temps est évidemment le système les batailles navales qui avait révolutionné la formule en 2013. Il a aussi été revu et amélioré pour cette version Resynced avec des tirs alternatifs qui font la différence. Les batailles navales permettent d’affronter des navires de différents calibres avec des armements lourds: canons latéraux, pivotants ou de poursuite, mortiers ou barils incendiaires. Mais l’équipement de base ne suffira pas. Il faudra améliorer le Jackdaw avec les ressources cumulées. Plus de puissances de feu avec plus de canons. Des boulets enflammés ou enchaînés. Il faut aussi renforcer la coque. Mais il faut aussi faire face aux intempéries. Les vagues et le vent peuvent changer un peu la nature des affrontements avec des bateaux qui vont prendre l’appui du vent pour faire bélier et foncer tête première dans le jackdaw. Cela peut changer le côté tactique de l’attaque ou de la défense. Les tirs alternatifs sont importants afin d’être plus efficace. Et ne pas affronter les bateaux trop nombreux et trop fort trop vite. Avec la longue-vue, mieux vaut vérifier avant d’attaquer.

Si les batailles navales sont très cool et finissent souvent en abordage avec un affrontement final avec le reste de l’équipage. On peut ensuite choisir de liquider le bateau et l’équipage pour les pièces ou d’épargner les rescapés afin de rejoindre notre équipage ainsi que baisser l’indice de recherche du bateau. Cela permet de faire des missions parallèles pour plus de ressources et de dominations des mers. Mais il faut d’abord détruire les forteresses sur les rives pour dégager les voies. D’ailleurs, ça c’est assez cool aussi. D’abords il faut détruire les défenses du fort. Une fois détruite, il faut descendre du bateau et aller dans les ruines encore en flammes assassiner le commandant.

Seuls points un peu gênants sont la visibilité et la jouabilité en bateau qui ne sont pas toujours optimale et il faut si faire. La caméra très rapprochée derrière le capitaine obstrue souvent la vue avec le bateau et les voiles qui prennent toute la place. Ensuite la sélection de l’arme se fait par l’angle de vue de la caméra. C’est instinctif et fonctionne bien en général. Il suffit de regarder à tribord pour utiliser les canons latéraux ou en arrière pour les barils incendiaires, etc. le souci vient quand on est un peu à cheval entre deux armes et que l’on voudrait utiliser la caméra pour la vision plus que pour la sélection d’arme. Dans le feu de l’action entre diriger le bateau, tirer et regarder ou on va, on s’emmêle vite les pinceaux et de la frustration surgit régulièrement, surtout lors des attaques de forteresse avec des rives et des bateaux qui viennent se mêler à la bataille. Mais bon. Ce qui est sympa c’est aussi de voir des frégates sous pavions anglais et espagnoles se battre l’un contre l’autre.

Si toute la partie d’Edward du jeu est dans Resynced, toute la partie Animus et meta qui existait dans l’original ont disparu ainsi que les fonctions réseaux. Ce n’est pas bien grave après l’histoire de Desmond, ce n’était plus aussi intéressant. Donc on ne manque pas grand-chose. Pour compenser, du contenu supplémentaire a été ajouté, et pas des moindre. Il y a maintenant des officiers qui vont pouvoir rejoindre l’équipage d’Edward. Des missions inédites leur sont assignées qui ajoute environ 6 heures de gameplay supplémentaire. Il y a aussi un chapitre supplémentaire inédit en fin de jeu. Donc niveau contenu et heure de jeu, Resynced est vraiment bien. C’est facile 25 heures en plus ou moins ligne droite, et plus de 60 heures total pour tout faire.
Afin de rendre le jeu plus intéressant, les petites îles ont toute un intérêt. Alors que beaucoup d’entre-elles était vides dans l’original et entre guillemets inutiles, dans Resynced ce n’est plus le cas. Un trésor caché ou une carte, des ressources, des animaux à chasser, un secret ancien ou du lore, il normalement toujours un petit truc à découvrir.
Les environnements sonores sont très soignés. Dans la jungle on entend les oiseaux et animaux sauvages au loin. Le bruit du vent dans les feuilles. Le craquement du bois sous nos pieds. Les oiseaux qui tournent en rond au-dessous des plages et des épaves. Le son des canons et des coques de bateau en bois qui se fracassent et qui brûlent. La pluie et le tonnerre menaçant. Le tout sous une bande-son épique et entrainante.
Assassin’s Creed Black Flag Resynced est le jeu solo ultime de pirate. C’est simple, il n’y a pas à chercher plus loin. Entre le setting paradisiaque qu’Ubisoft avait déjà pondu il y a 13 ans et en le remettant à jour graphiquement et les nombreuses améliorations de QoL qui rendent le jeu plus agréable en supprimant les chargements, une exploration totalement libre sur terre, sur mer et maintenant sous la mer, c’est juste génial. On aurait aimé un peu plus d’effort sur l’impact des combats et sur les animations qui peinent à convaincre en 2026. Pour le reste on est bien, le nouveau contenu compense largement le retrait de la partie au présent de l’animus. Avec Assassin’s Creed, on voyage, on explore, on s’amuse, mais on découvre, on apprend sur l’histoire aussi. Sans s’en rendre compte, on absorbe et on s’empreigne de l’époque dans laquelle on joue. Resynced nous permet de vivre cette expérience de vie de piraterie au 18ème siècle. Avec beaucoup de libertés et de mise en scène, c’est vrai. Mais ça donne l’impression d’y être. Lors de la sortie de l’original, les films de Pirates des Caraïbes étaient très populaires, avec Johnny Depp et son personnage mythique du capitaine Jack Sparrow. On rêvait d’avoir un jeu vidéo simulant cette vie de pirate. Et Black Flag fut la réponse. Il permettait de vivre et d’incarner un pirate et vivre ses aventures. Resynced nous fait revivre ce sentiment sans prendre une ride.

Assassin’s Creed Black Flag Resynced nous montre à quelle point Ubisoft était capable de faire de grandes aventures qui fonctionnent encore aujourd’hui. En 2026, le jeu gagne en beauté, en fluidité et en confort grâce à de vraies avancées techniques, tout en préservant intact ce cœur de gameplay qui en faisait son excellence. Ça n’a pas changé. Ce remake est réussi car il redonne les impressions de jouer à l’ancien, mais avec le confort d’aujourd’hui. Et quelque part c’est sans doute ce que l’on recherche dans ce genre proposition. Si les qualités sont restées, certains défauts de gameplay perdurent aussi malheureusement avec une navigation parkour améliorée, certes, mais qui continue de nous bloquer dans notre élan trop souvent. Cela ne l’empêche pas d’être une très bonne expérience. Ça reste à ce jour et à mon avis le meilleur jeu de pirate solo de tous les temps et un bon Assassin’s Creed accessoirement. Mais attention, Assassin’s Creed ancienne formule. Un peu plus simple, plus restreint et moins RPG. Assassin’s Creed Black Flag Resynced a cependant tous les éléments pour une aventure épique. L’immersion d’être un vrai capitaine pirate aux commandes de son navire et de faire librement son aventure. Naviguer, pilier, chasser, explorer, s’enrichir, trouver des trésors et vivre des histoires palpitantes. De l’action à foison avec des combats au sabre, des batailles navales épiques, et le tout dans un décor paradisiaque. Que demandé de plus ? Ubisoft Singapore opte pour une approche prudente. Le remake ne s’aventure jamais trop loin de l’œuvre originale et ne cherche pas à la réinventer non plus. Cette retenue fonctionne, car Resynced parvient à améliorer l’excellente expérience originale sans la dénaturer, offrant au final une version supérieure et plus plaisante. C’était peut-être déjà le meilleur Assassin’s Creed en 2013, et avec Resynced c’est sans doute encore le cas en 2026 ! Aye !

Les plus :
- L’ambiance piraterie 20/20
- Une excellente aventure de pirate de bout en bout
- Les environnements magnifiques dans les caraïbes
- Les batailles navales au top avec quelques nouveautés
- Une refonte graphique HD très réussie sans en faire trop
- Une maitrise du l’éclairage et de la colorimétrie pour plus de réalisme
- Du ray-tracing pour tout le monde
- Pratiquement plus de chargements pour plus de libertés
- Le système de combat plus dynamique et actuel
- Plonger en profondeur n’importe où
- Des améliorations QoL bienvenues
- Le suivi et la navigation automatiques
- Tout le contenu de l’original, sauf le présent
- Du nouveau contenu supplémentaire
- Une très bonne VF, mais inégale
- La bande-son et le mixage sonore
Les moins :
- Les imprécisions de gameplay fréquentes (parkour, exécutions, sauts, loot)
- Certaines animations un peu datées et moins nombreuses que l’original
- Des NPC pas toujours au niveau (IA, design, animations)
- Le mapping des commandes par défaut
- La caméra parfois trop proche, pas toujours top pour le parkour ou les combats
- La visibilité dans les batailles navales ainsi que la sélection d’armes par la visée
- Certaines imperfections d’exécutions d’assassinat
- Le manque d’impact des coups dans les combats
- La lenteur de certains menus

Développeur : Ubisoft Singapore
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 09/07/2026
Plateformes : PS5, Xbox Series & PC
Genre : Action / Aventure




































































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