Si, par circonstances exceptionnelles, une responsabilité m’incombait dans un quelconque ministère de l’éducation nationale, je ferais en sorte que, quelle que soit leur matière, tous les enseignants en poste lisent ce livre et soient interrogés sur son contenu. Et je ne plaisante qu’à demi. Pourquoi ? Parce que se contenter de célébrer la date de l’abolition de l’esclavage ne met hélas pas fin à certains marchés d’aujourd’hui où on les vend encore/toujours.

Un sous-titre limite ici le rayon de l’étude : histoire des traites africaines, VIème – XXème siècle. Il ne dit pas qu’il ne se passe rien ailleurs.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu beaucoup d’esclaves noirs dans l’armée de Spartacus contre Rome, et j’avoue que Rome représente plus une entité qu’un pays, qu’un empire européen… où les esclaves étaient blancs de peau. Ce livre devrait déciller les yeux et donner à comprendre ce que fut l’esclavage. En fait, en découvrant les sources et les informations sur la question, on oublie le mot et on s’intéresse aux actes… Page 20 par exemple on vous dit et on vous explique pourquoi les premières informations sur la traite des Africains se trouve dans les archives de l’Inquisition… Plus loin j’ai noté : « c’est la traite qui a engendré le racisme, et non le contraire. »… Vous souvenez-vous de Nosferatu, le vampire qui voyage dans son cercueil avec la terre de son pays pour matelas ? Imaginez que l’esclave est à la fois coupé de ses racines et de ses ancêtres, qu’il n’a rien à quoi se raccrocher et qu’il n’est donc rien… Pensez à ceux à qui aujourd’hui on a confisqué les passeports… C’est vrai nous sommes au XXIème siècle…

Merci de lire lentement pour assimiler et se donner un temps de réflexion.

Les routes de l’esclavage
Auteure : Catherine Coquery-Vidrovitch
Editeur : Albin Michel
Collection : Espaces libres

www.albin-michel.fr

Les routes de l'esclavage
5.0Note Finale

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