30ème album de la série Léo Loden et, si vous me suivez un peu, vous savez que j’apprécie… Hélas, cette fois je n’aurais pas dû me précipiter ! Trop confiant. C’est du Loden en costumes et sans la moindre distanciation ou l’amorce d’un avertissement. L’action se passe en août 1720 – à Marseille bien sûr, il ne faut pas pousser le ‘dépaysement’ trop loin – au temps où la peste se répand. Léo est commissaire de quartier. Chargés par un bourgeois d’enquêter sur la mort de son épouse, Léo et son oncle vont mettre à jour la façon dont la peste s’est introduite dans la ville – par le biais de marins, de trafiquants et de commerçants peu scrupuleux soutenus par des notables ambitieux. Mais bien sûr tout est traité avec l’humour habituel qui relève de l’insolence d’un Scapin et met en évidence les travers de l’humain. Rien à redire. Et pourtant on peut avoir l’impression que cette fuite hors de notre monde actuel relève d’un refus d’affronter ce qui se joue aujourd’hui, d’une incapacité à scénariser les ‘malheurs’ de la ville aujourd’hui. Libre à vous de penser à une autre sorte de peste. Peut-être trouverez-vous le même charme à ce Léo historique. Sinon vous pouvez toujours l’offrir à l’enfant proche qui étudie la période historique concernée.

Bonne lecture.

PS : Vous avez noté j’espère la référence du titre au film sorti en 1944 Arsenic et vieilles dentelles de Frank Capra d’après une pièce de 1941.

Bubonic et vieilles dentelles
Dessins : Carrère
Scénario : Nicoloff
Editeur : Soleil

www.soleilprod.com

Bubonic et vieilles dentelles
3.5Note Finale

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