
Si vous me suivez, vous savez qu’il n’est pas dans mes habitudes de participer aux vagues qui rassemblent mes collègues chroniqueurs sur un sujet ‘mode’. Je n’ai de plus jamais été un grand fan d’Astérix. Je trouve le Goscinny jongleur de mots (Ah ! Ses Numides !) plus intéressant que celui qui fait rire en ridiculisant nos travers. Les dessins d’Uderzo sont irréprochables. J’ai simplement voulu voir ce que des repreneurs en avaient fait. Rien à redire. C’est de l’Astérix pur jus… La lettre est pleinement respectée, tout ce que l’on attend est bien là, bien orchestré à sa place. L’esprit est bien là et il me semble même croître en subtilité. Comme avec Goscinny il s’adapte, il se glisse dans notre époque. Et cela en douceur pour ne pas réveiller les esprits chagrins des défenseurs de l’orthodoxie initiale. Aviez-vous remarqué qu’Obélix avait un grand front ? Et que cela lui conférait un statut de ‘penseur’ – chose impensable et désolante à ses yeux – indigne de ses capacités de stratège… Là, vous noterez la présence réduite de ‘Romains’ à combattre. Et vous constaterez que votre plaisir de lecture n’est pas diminué – la qualité du dessin de Conrad me semble responsable de ce fait – même si – ou parce que – vous retrouvez vos vieux camarades de jeux. Comme si le petit Nicolas devenu adulte retrouvait sa joyeuse bande à peine vieillie. Pourvu que ça dure.
Bonne lecture.
Astérix en Lusitanie
Texte : Fabcaro
Dessins : Didier Conrad
Editeur : Hachette
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