Il s’agit d’une des enquêtes de l’inspecteur Higgins, la 35ème. L’histoire s’ouvre et se ferme presque sur une belle citation de Shakespeare, mais je vous demande de lire attentivement le petit texte en bas de la page précédente. Il signale une précédente édition de 1990 de cette histoire sous le pseudonyme de J.B. Livingstone et déclare celle de 2020 seule valable. On peut se poser la question du pourquoi de cette attitude. La réponse ou une des réponses est à mon sens dans quelques ajouts et notamment ceux concernant l’attentat islamiste sur la promenade des Anglais lors du feu d’artifice. Cela touchera sans doute les Niçois, mais la démarche est en soi émouvante.

Higgins doit résoudre l’énigme que pose la mort par boulet, poison, strangulation, couteau d’un Lord anglais vivant à Nice sans empiéter sur les prérogatives de la police locale. Il est « secondé » par le superintendant Scott Marlow (vous noterez l’homonymie avec le privé de R. Chandler) et bien sûr mène son enquête à sa façon habituelle, prenant des notes sur son petit calepin. Et surtout manifestant une connaissance et un amour des lieux et de leur particularité culinaire. Bien sûr, le lecteur habitué aux histoires policières devinera vite qui a fait quoi mais je lui conseillerai malgré tout d’aller jusqu’au bout.

Je me permettrai de vous proposer de vous procurer un plan de la ville de Nice et d’y repérer les marches effectuées par Higgins. Et puis de jouer les touristes en le suivant à la trace. Il prend même le soin de commenter certains édifices et lieux chargés d’histoire. Un vrai plaisir.

Un guide touristique savoureux et bien mené.

Bonne promenade.

Crime niçois
Auteur : Christian Jacq
Editeur : XO

www.xoeditions.com

Crime niçois
5.0Note Finale

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