
Vous retrouverez presque l’illustration de couverture dans le texte. Avant de vous en parler, je voudrais vous dire à quoi il m’a fait penser. Avant de découvrir que Monsieur Max Ernst avait utilisé la technique du papier frotté sur des planches de parquet j’avais confectionné de la fausse monnaie en frottant un crayon à papier sur du papier posé sur une pièce pour en relever les reliefs… J’ai eu l’impression que l’autrice posait sa feuille blanche d’écrivaine sur la réalité vécue par son personnage et faisait ainsi apparaître le relief de ce vécu. Ai-je été clair ?
Elle est le Je qui raconte, se raconte, la mère de Sophie – la plus jeune des trois enfants, la maîtresse de Luca, le père veuf de Nevil et Athéna. Elle parle d’elle, de ses parents décédés, divorcés, de la mère de Luca, de la compagne décédée de Luca et raconte le voyage qu’ils font à cinq en tant que famille recomposée. Le but du voyage étant de vérifier que les enfants de Luca puissent l’accepter et que Sophie ne soit pas rejetée… Nous avons donc cinq portraits de personnes en situations diverses. Seul le portrait de la narratrice est double : dans son passé qu’elle compare au présent, dans son présent qu’elle analyse et juge par rapport à elle-même. Vous avez compris la nécessité d’une écriture fine et subtile qui va jusqu’au bord du personnage pour nous laisser décider de ce qu’il dira ou pas.
Là, je devrais vous proposer une citation, mais celle qui m’intéresse est trop longue, alors je vous demande de réfléchir à la fin de la page 74 et au début de la 75….
À lire au compte-gouttes et détendu…
Bonne lecture.
Le nord à contre-jour
Auteure : Aude Seigne
Editeur : Zoé
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