Les ailes d'émeraude

Les ailes d’émeraude

Un bandeau nous annonce que ce gros roman – 698 pages – a obtenu le « Prix de l’Imaginaire » 2014 mais rien ne nous est dit quant aux jurés ou aux autres candidats et c’est dommage. Je me permettrai de trouver la couverture peu attrayante par manque de couleurs chaudes…

Il s’agit du premier roman d’une jeune fille de 20 ans. Ce n’est pas un exploit, d’autres ont commencé plus jeune, mais cela explique au moins deux choses, les maladresses d’écriture – que ses relecteurs ne lui ont pas fait supprimer ou modifier – d’une part, et d’autre part, l’aspect fantastico-kitsch du récit.

Alexiane nous raconte les aventures de Cassiopée O’Brien, une jeune orpheline qui à la veille de ses dix-huit ans quitte subrepticement l’orphelinat où elle a été élevée pour tenter de vivre sa vie dans Philadelphie – on regrettera vivement que la ville soit présentée de manière aussi peu réaliste – où elle va trouver des gens pour la protéger des méchants. Des gens qui l’emmèneront au pays des Myrnes, des êtres qui développent des ailes dans leur dos et un sens ou deux de manière exceptionnelle – Les 5 sens mais développer le goût n’est pas reconnu comme exceptionnel et ceux qui par le toucher (les tactiles) peuvent influencer les autres sont mal vus – et vivent de manière paisible. Les Narques ont les mêmes particularismes, mais ce sont les méchants. Ils sont par exemple responsables des guerres humaines et sont très agressifs à l’égard des humains. Cassiopée en devenant myrne « obtient » des ailes vertes (signe de malheur) et progressivement va prendre conscience du fait qu’elle possède les quatre sens d’exception. Mais le chef des Narques, son père, veut la récupérer et fait la guerre aux Myrnes. Et Cassiopée tombe amoureuse…

Je vous laisse découvrir les péripéties qui font lire ce roman à toute vitesse sans le moindre ennui. On a un peu l’impression d’être dans la cour de l’école au moment de la récré en train d’écouter le récit du rêve de celle qui suscite admiration et haine. C’est haletant et plein de rebondissements comme un feuilleton de Ponson du Terrail ou de Paul Féval… Et si je pense que le lecteur moyen de 14 à 16 ans se régalera des amours et des combats de Cassiopée, le lecteur adulte lui s’étonnera de lire par exemple que si le jeune saumon remonte la rivière c’est pour aller à la mer, que l’on peut avoir le « type brute Russe de décoffrage », ou simplement qu’une personne nommée Cassiopée O’Brien puisse penser « Re-belote » sans oublier un curieux  » M’enfin » plus Belge qu’Irlando-US…

Bonne lecture.

Les ailes d’émeraude
Auteur : Alexiane De Lys
Editeur : Nouvelles Plumes

www.nouvellesplumes.com

 

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