
Il s’agit du volume 59 des Enquêtes de l’inspecteur Higgins. Celle-ci se déroule à Lyon.
John Purcell, un vieil ami et condisciple cambridgien d’Higgins, alchimiste de renommée se sent menacé – il a reçu trois lettres anonymes – et prévient la police française qui ne peut rien faire. Il meurt mais a laissé une lettre signalant qu’Higgins doit enquêter. Le commissaire français un peu ‘timide’ donne deux jours à l’Anglais… Et notre inspecteur rencontre les principaux protagonistes tout en nous racontant un peu d’histoire de l’alchimie et de la ville de Lyon et sans nous faire un cours, juste un rappel. Les suspects sont un Jésuite sans chapelle, un animateur social, deux investisseurs qui ont eu rendez-vous avec Purcell, une vieille et distinguée Italienne et une Chinoise moderne chercheuse d’or.
Bien sûr, le criminel est démasqué et vous pouvez vous contenter de cette résolution. Mais vous conseillerai de relire les portraits insidieusement tracés par l’auteur à coups de petites touches, à petits mots qui semblent appartenir au vocabulaire du portraituré… L’Italienne, la Chinoise, un chauffeur de taxi et même le commissaire sont de petites réussites. Et j’imagine que l’auteur se régale à peindre de cette façon…
Bonne lecture lente et attentive aux détails.
L’alchimiste de Lyon
Auteur : Christian Jacq
Editeur : XO
Laisser un commentaire