
Avec à l’intérieur une sorte de sous-titre : Les chroniques de Fogas. L’édition originale en anglais date de 2015. Et j’ose affirmer qu’elle n’a pas pris une ride en dix ans. Cela confirme au moins une chose : les observateurs étrangers sont plus à même de comprendre un pays que ses habitants. Si vous suivez ces chroniques avec un soupçon d’affection pour ceux et celles qui les nourrissent avec leurs tics et leurs mots de vivants réjouissez-vous, encore une fois cela se termine bien. Comme par hasard ce roman sort à quelques mois des élections municipales qui vont avoir lieu en France.
Serge Papon, le maire de Fogas qui a tant fait pour son village, regarde sa fille Véronique participer à la dé-décoration du sapin de Noël… Et il s’effondre victime d’une crise cardiaque. C’est la catastrophe car cela peut permettre de faire disparaître Fogas dans la réunification des villages de la vallée en un seul… On notera tout de suite que Serge Papon se retrouve instantanément dans le monde de Jacques Servat, fantôme que seules son épouse Josette et la petite Chloé peuvent voir et presque comprendre. Serge allait démissionner pour éviter à sa commune une élection partielle. Sa mort la provoque pour cause de conseil municipal incomplet. On doit d’abord convaincre Véronique de se présenter – superbe séquence de tarot divinatoire. Du côté des désireux de l’unification, on s’évertue à présenter un bon candidat. Heureusement, Arnaud le pisteur est discrètement revenu… à Fogas.
Vous en dire plus serait un crime de lèse-lecture. Sachez simplement que la communauté – composée de personnalités fortes et riches – est dense, soudée et digne du rusé Ulysse qui savait se jouer des Dieux. On peut aussi l’imaginer résistant comme un village breton aux tracasseries du monde moderne pour conserver son tranquille mode de vie…
Citation : « Rien au monde n’égalait l’odeur paradisiaque de la truffe. ».
Bonne lecture de transport en commun pour se donner de l’élan.
Dernière chance dans les Pyrénées
Auteure : Julia Chapman
Editeur : Robert Laffont
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