La saison des grands jeux commence de fins d’année. Marvel’s Wolverine ouvre le bal de cet automne ce 15 septembre 2026 avec un triple A blockbuster Sony signé Insominac Games. Préparez-vous à trancher dans cette super production qui éveille l’instinct animal qui est en soi. Pur jeu d’action Wolverine tranche avec les autres jeux d’Insomniac Games.

Un jeu différent des Spidey
Il faut déjà savoir que Marvel’s Wolverine est un jeu d’action linéaire très différent des jeux Spider-Man. C’est un beat’em up. Le focus est surtout sur le combat. On retrouve un peu le style de combat de Spidey, si on cherche bien, mais alors beaucoup plus terre-à-terre et surtout beaucoup plus violent. On est plus proche d’un Ninja Gaiden, Batman Arkham, voire même d’un God of War 3 un peu, pour le combat.

Il ne faut surtout pas s’attendre à un jeu en monde ouvert. On est sur un style plus classique et fermé semblable aux jeux d’action des générations précédentes d’il y a 15 ans et qui se font rares aujourd’hui. Une aventure linéaire avec des niveaux distincts beaucoup plus couloir à traverser qui s’enchainent les uns après les autres.

Quelques zones plus larges et semi-ouvertes, si on peut dire, sont présentes, avec un peu d’exploration légère, mais généralement c’est en ligne droite. Pas de hub, ni d’exploration libre. On suit le scénario, sans retour en arrière. Comme un film de super-héros ou un jeu d’action beat’em up, ce qu’il est.
Pleins d’ennemis à trancher dans tous les sens. Du sang partout. De l’action et encore de l’action.
C’est très viscéral.
L’exploration et l’infiltration sont bien présentes, mais restent clairement secondaires. Quelques passages permettent de souffler et de fouiller un peu les environnements, mais ne vous attendez pas à ce que ces phases viennent bouleverser la formule. Le cœur de l’expérience reste l’action.

Une aventure plus directe
Ça a ses avantages et ses inconvénients d’être linéaire. Côté avantages, Wolverine est plus focus sur son rythme et sa maitrise de la mise en scène de son histoire. Comme un film, on suit les aventures de Wolverine du début à la fin sans le remplissage bien connu des open world. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, mais ce n’est pas le même. Le scénario avance sans jamais perdre le focus. L’histoire est mieux racontée et on reste dedans.
On a droit à une aventure compacte, bien rythmé avec des environnements qui changent. Structuré en stages, Wolverine peut se permettre de nous faire voyager dans des décors très différents sans devoir les interconnecter les uns aux autres. On ne revient pas en arrière. Il est possible de rejouer facilement les missions précédentes pour récupérer les objets manqués. Mais ça avance sans cesse.

Alors oui les niveaux sont habituellement en couloir et beaucoup plus étroits et des arènes pour les combats. Mais pas que. Il n’y a pas de cycle jour/nuit, pas de quêtes secondaires. Ce n’est pas un open world, je me répète.
Les niveaux sont généralement « classiques » avec des séquences musclée et des ennemis vénères bien positionnés et de hordes qui apparaissent. Il y a des interactions avec le décor. Elles sont bien présentes. On peut casser beaucoup d’objets, mais pas toujours suffisamment. On aimerait tout casser. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Il y a certaines missions interludes scénaristiques où il ne se passe pas grand-chose avec des tâches sans intérêts. Au début surtout, sans actions pour installer le scénar et les personnages. Heureusement, il n’y en a pas trop car ce ne sont pas les parties les plus intéressantes du jeu.

Une mise en scène digne d’un blockbuster
Insomniac Games s’est faire une mise en scène digne des films hollywoodiens. Les cinématiques sont vraiment très belles. Déjà la modélisation des personnages et des costumes est vraiment de qualité. Les visages et leurs expressions faciales sont superbes. On ressent les émotions des personnages avec justesse. Colère ou tristesse, on voit dans les yeux les états d’âme de nos héros, Logan et Jean Grey spécialement.

La mise en scène est aussi très réussie avec une mocap aux petits oignons. Les personnages ne sont pas statiques, ils bougent, ils font quelque chose avec les mains. C’est très bien animé. Et les plans de caméra sont parfait. La gestion de l’éclairage, des effets de lumières et particules sont excellent aussi. On peut noter les habits qui se déchires, le squelette en adamantium qui s’expose et toutes les blessures et balafres affichées. Quelques petits bugs et oublies de temps en temps, mais rien de dramatique. La finition est bonne sans être parfaite.

Le jeu d’acteur fait très bien le taf. Et la VF est crédible avec de très bons doubleurs. Et comme c’est un jeu pour adulte, les dialogues sont aussi un peu plus crus. Ça jure, c’est grossier sans prendre des pincettes, ça fait plaisir.
Et heureusement car des cinématiques, il y en a énormément, plusieurs heures même.

Une Histoire de super-héros
Un point important du jeu est son scénario. C’est lui qui nous tient en haleine tout le long de l’aventure.
Tout commence avec Wolverine qui rejoint son ancienne équipe : la Team X. Ils doivent sauver un de leur coéquipier des griffes de Trask qui cherche à identifier, localiser et exterminer les mutants de la planète. Rien que ça.

Il va découvrir le plan de machiavélique de Trask aider par les Reavers, une milice d’individus augmentés et armés. Wolverine, Mystique et Sabertooth sous les ordres d’Essex vont tenter de sauver les mutants et capturer Trask pour en finir avec ses agissements.

Logan va chercher à comprendre son passé mystérieux et les trous dans sa mémoire. L’avenir du Wolverine est aussi incertain que son passé.
Jean Grey rejoint la Team X par la suite. Mais les choses se compliquent rapidement. Trask décide de passer à la vitesse supérieure et les conséquences pourrait être terribles pour les mutants.
L’histoire s’étoffe et se complique évidement, mais ça on ne va pas le spoiler. Ce serait dommage, c’est une des qualités du jeu.
L’aventure de Logan va le faire parcourir le Canada, le Japon et Madripoor.

Un Wolverine original
Logan est un vrai animal plus proche des comics que des films incarnés par Hugh Jackman. Il est petit, trapu et poilu. Il grogne et pas toujours très sociale. On ressent son côté bestial et la violence qu’il a en lui. D’ailleurs il utilise sans cesse son odorat ultra développé pour renifler des pistes, des caches et autres objets d’intérêt.

A l’écran ça se manifeste comme une trainée bleue ou des halos. On en reparlera.
Logan est aussi un Wolverine plus sensible qui se cache derrière son comportement bourru et solitaire. C’est une facette assez différente du Wolverine auquel on peut s’attendre. Il est presque touchant par moment. Je ne sais pas si Wolverine est aussi comme ça dans les comics, mais c’est inattendu.

Un gameplay
Wolverine est un jeu 18 ans. Ce n’est pas entièrement pour rien. Les combats sont violents. Le sang coule et gicle par hecto litres. C’est réglable dans les options pour les sensibles. Logan sait utiliser ses griffes pour neutraliser ses adversaires. Il tranche dans le gras sans concession. Ce n’est pas Spidey qui étourdit ses ennemis. Lui, il les massacre. Bras trancher, jambes coupées et têtes transpercées, le gore fait partie intégralement du plaisir du gameplay. C’est ce qu’il faut pour un jeu Wolverine. Ça doit être violent.

Wolverine est un personnage violent et le jeu devait retranscrire cette violence à l’écran. C’est le cas. Ce n’est pas un jeu d’horreur. C’est violent et gore tout en étant propre.
Par contre si le sang s’étale bien sur les murs et le sol, il n’est pas permanent. Il s’efface très rapidement. Ça reste presque clean. C’est un peu dommage quand même. On aurait aimé contempler le massacre après un long combat. Il reste que les cadavres dans un peu de sang.
Violent, sanglant, mais propre quelque part.

Après niveau sensation Wolverine livre un gameplay très satisfaisant. C’est rapide. On sent les coups. Le jeu a du punch. Tout de suite on apprécie le gameplay violent et percutant.
Le système est simple. Attaques légères et lourdes. On martèle les boutons carré et triangle pour les combos et on esquive ou on contre si l’attaque est bleue, jaune ou rouge. En gros voilà.
C’est simple, le feeling est bon, mais répétitif. Il faut changer un peu de stratégie en fonction de ou des ennemis, sauter sur les ennemis distants, les étourdir, etc. Mais ça revient toujours un peu pareil.
Les ennemis sont souvent très actifs. Enfin, pas toujours, il arrive d’avoir le syndrome du pnj inactif qui regarde plutôt qu’agir. Mais souvent, ils attaquent en groupe avec des coups qui viennent de plusieurs ennemis en même temps. Ça c’est bien. Il faut parer à plusieurs reprises dans différentes directions.

La singularité de Wolverine est sa régénération rapide. Alors on peut mourir si on prend trop de coups sur un court laps de temps. Mais la particularité c’est le système de rage.
Logan a trois barres de rage qui lui permet d’être de plus en plus fort et violent. Plus rage, plus il tape fort et plus il s’énerve jusqu’à la rage frénétique en mode full beserk. Et là, la lumière change. Il voit rouge ! Et les ennemis finissent en charpie. C’est vraiment pas mal.

Afin d’évoluer et étoffer le gameplay, on gagne de l’xp et des niveaux qui permettent d’apprendre de nouvelles techniques et attaques spéciales. Une séquence d’ADN donne aussi l’occasion à Wolverine de s’adapter et évoluer afin de devenir plus résistant, plus fort et plus efficace grâce aux adaptations.
Alors c’est très bien, on a de nouveaux coups, des attaques spéciales, mais le feeling reste le même et les combats sont toujours un peu pareil du début à la fin du jeu.
Des scènes scriptées blockbuster
Histoire d’en mettre plein la vue. Le jeu propose de nombreuses scènes très dynamiques, très cinématographiques dans lesquels il faut souvent courir et sauter. C’est très visuel et cool graphiquement. C’est comme dans beaucoup de jeu comme les Uncharted par exemple. Alors pour ce qui est du gameplay ce n’est pas incroyable. C’est très ligne droite, quelques sauts scriptés et voilà. C’est pop-corn. Il y a ce faux sentiment d’urgence très cinématographique. Mais ce n’est pas tout le temps non plus. Heureusement. Mais ce n’est pas si horrible que ça.

Les QTE de retour
S’il y a un élément de gameplay qu’on était content de voir disparaitre pour beaucoup, c’est bien les fameux Quick Time Events (QTE). Vous les connaissez, c’est les boutons qu’il faut presser rapidement durant les cinématiques pour être plus impliqué dans l’action et nous empêcher de regarder une jolie séquence peinard dans son canapé. Le souci c’est qu’on ne profite pas de la cinématique, mais plutôt en attente du QTE pour ne pas le rater.
Ils avaient plus ou moins disparus depuis des années, mais Insomniac a décidé d’en remettre. Joie. Il y en avait aussi dans les Spider-Man.
Mais ce n’est pas tout. Les séquences QTE sont parfois purement optionnelles. On peut se tromper de bouton, ne rien presser du tout, et ça ne change rien au résultat.

Là encore on peut lire ici-et-là qu’ils ne servent à rien. Ce n’est pas totalement vrai. Mais pas totalement faux non plus. Ça dépend de la séquence. Oui, on peut ne pas presser les boutons ou pas le bon (pas n’importe quoi non plus, il faut que ça reste dans la « catégorie de bouton » quand même) et la cinématique continue et ne change rien au scénario. La réalité, pour l’avoir testé à plusieurs reprises, est qu’en fait la cinématique change en cas de réussite ou d’échec du QTE. Enfin des fois.
Exemple : A un moment Wolverine se trouve sous un camion. Le QTE donne la chance d’attraper un treuil. Si Logan l’attrape, il passera sous le camion au milieu entre les roues. En cas d’échec, il passe sous les roues du camion et s’en prend plein la tronche. Mais effectivement l’issue reste la même. C’est juste présenté différemment.
Des fois ça ne change rien quand même. Comme celle où Wolverine est accroché à un robot volant.
Des costumes à gogo
Comme dans les jeux Spider-Man d’Insomniac Games, un plaisir est de débloquer les costumes de Logan.
Sans être une surprise, Wolverine est un très joli jeu. C’est un triple A Sony Playstation du studio Insomniac Games à qui on doit les Spider-Man, Ratchet & Clank Rift Apart, on peut leur faire confiance à ce niveau-là, Ils gèrent.

Il est important de fouiller les environnements pour trouver les matériaux pour se payer des costumes et les batteries d’énergie pour choper un peu d’xp, ainsi que les bouteilles de Whisky.
Fan-service pour les amateurs du carcajou canadien, il y a des dizaines de costumes en tout genre. Pour les débloquer : il faut évidemment avancer dans le jeu, mais surtout les acheter avec les matériaux trouvés dans les caisses cachés dans les niveaux. Il y a une deuxième utilité à débloquer les costumes. En plus de l’aspect esthétique, la santé de Wolverine augmente par palier de costumes débloqués.
Quelques costumes sont bloqués derrières des challenges de cauchemars.
C’est cool et ça fera plaisir aux fans.

Une réalisation Sony AAA
La réalisation est de bonne qualité sans pour autant être mind blowing comme disent les Américains. On commence à être habituer à ce genre de rendu graphique aujourd’hui. Ça reste le haut du panier, mais il n’est pas au-dessus du lot non plus.

Les personnages principaux sont vraiment réussis. Les textures, la modélisation, l’animation tout est vraiment soigné. Après on aime ou on n’aime pas la DA, mais techniquement c’est pas mal.
Les décors c’est plus mi-figue, mi-raisin. Les niveaux au Japon, spécialement Shinjuku sont vraiment jolis. On peut visiter une réinterprétation du célèbre quartier de Kabukicho. C’est pas mal. Madripoor, la ville fictive en Asie du sud au style plus rustique et un peu favelas pour la partie basse de la ville et très riche avec des casinos de luxe pour la partie haute sont aussi plutôt réussies.

Mais les classiques usines, laboratoire, entrepôts ou cavernes, mille fois vu et revu, ce n’est pas toujours très inspiré. Ce n’est pas ce que l’on retiendra de mieux.
La partie dans la neige au Canada est aussi un peu mid. C’est sympa, c’est l’hiver, la neige tombe des arbres et les lacs sont gelé. Il y a des jolies montagnes, mais ce n’est pas vraiment flamboyant non plus.
Les reflets sont présents mais il ne faut pas trop s’attarder dessus non plus. Souvent très low-res, de près ce n’est pas glorieux.

Le sang disparait aussi beaucoup trop vite. Un des plaisirs du jeu est de faire un carnage bien gore et voir le résultat. Et bien que le sang gicle partout, il ne reste pas longtemps sur le sol ou sur les murs. Les membres coupés sont aussi aux abonnés absents. Il ne reste que les cadavres dans leur marre de sang.
Donc oui, la réalisation est superbe globalement, mais il y a des degrés de qualité supérieurs, d’inspirations et de richesses dans certains niveaux plus qu’à d’autres.

Des options graphiques qui changent tout
Marvel’s Wolverine a une souplesse exemplaire en ce qui concerne les options graphiques. Et en général les options tout court on y reviendra. Mais pour ce qui en est de la partie graphique on peut choisir pas mal de paramètres qui change beaucoup le confort visuel du jeu.
Pour commencer, il a les habituels modes performance et fidélité, en modes normal pour les PS5 et en modes pros pour les possesseurs de PS5 Pro.
En mode fidélité on a droit à une meilleure résolution de l’image pour une image la plus nette et propre possible. Mais en 30 images par seconde.
En mode performance, on vise les 60 images par seconde. Mais la résolution baisse et l’image est moins fine, malheureusement.

Sur PS5 Pro, c’est identique, mais grâce au gain de puissance et au PSSR, la console peut afficher une résolution plus élevée et une meilleure fluidité pour un rendu visuel plus confortable.
Là où ça change tout, c’est le 120Hz et le VRR. Si votre téléviseur supporte l’un des deux ou les deux, c’est le top. En les activant, surtout le 120Hz, le jeu est d’une fluidité rare. Même en mode fidélité, le jeu est smooth de chez smooth. Le VRR permet aussi d’avoir un jeu plus propre avec moins de saccades lors de changements de fréquence d’images à afficher.
Alors oui, peut-être que l’input lag est plus important. Peu importe, je ne l’ai pas ressenti, mais par contre, le jeu est magnifique est une image haute résolution et hyper fluide.

Il y a la possibilité d’activer ou désactiver le Ray-tracing aussi. Alors pour avoir tester les deux, je n’ai pas trouvé qu’il apportait énormément aux graphismes. Alors on peut argumenter que les reflets ou éclairages sont plus réaliste et fidèle avec le ray-tracing activé. C’est possible, mais ce n’est pas un game changer non plus.

Dant tous les cas pour avoir tester le 30fps natif versus les autres modes permettant de rendre le jeu plus fluide, mieux vaut ne pas sélectionner le 30fps. L’expérience est nettement moins bonne sur un jeu aussi rapide et dynamique. Il n’y a pas photo : Optez pour la fluidité.
Une VF de qualité
On peut reprocher certaines choses au jeux Sony, mais ils ont toujours un doublage français de qualité avec de vrais acteurs du métier. Wolverine a une VF de très bonne qualité. Le casting est très bon et le jeu d’acteur est crédible. Inutile de switcher pour la VO par défaut. Bien que celle-ci soit aussi excellente, voire encore meilleure pour les puristes. Et c’est très bien écrit.

Des options à foisons
Après les nombreuses options graphiques, Wolverine offre un panel complet d’options de confort visuel pour les mal-voyants, les malentendants et autres difficultés que pourrait rencontrer un joueur. En effet le jeu tente d’être le plus accessible possible à tout type de personne.
Il est aussi possible de minimiser la violence en réduisant l’exposition au sang par exemple.
On peut créer des raccourcis, gérer la difficulté de plusieurs critères de gameplay. On peut aussi jouer au jeu en mode hyper facile pour profiter de l’histoire au maximum. Ou au contraire, le rendre plus exigeant. L’audio aussi permet de mixer les différentes pistes pour profiter au mieux du travail des ingénieurs son d’Insomniac Games.

Un jeu qui prend trop par la main
Je vous parlais de l’instinct animal de Wolverine qui lui permet de sentir et renifler les choses. Ça permet au jeu de nous guider sur le chemin à suivre pour retrouver quelqu’un ou quelque-chose souvent durant l’aventure. C’est la fameuse trainée bleue qui fait polémique. Le souci c’est que cet instinct est trop souvent là et non désactivable. Mais elle n’est pas toujours là non plus. C’est seulement quand le scénario le requière. Et à proximité des caisses et des bouteilles de Whisky. C’est déjà presque trop.
Les indications ne s’arrêtent souvent pas là. A peine il faut se rendre quelque part, on nous indique le chemin. Il y a un élément à trouver, il est indiqué. Oralement aussi. Logan ou un partenaire nous indique la direction et ce qu’il faut faire. Dans les courses poursuites on nous répète à chaque fois le bouton pour glisser. Il y a des couleurs bien visible pour indiquer où il est possible d’aller. Ça et les QTE sans conséquences (pas tous) si ce n’est visuel.

C’est trop au bout d’un moment. C’est présent dans beaucoup de jeux, mais là c’est abusé. C’est un jeu-vidéo pas un film interactif. Laissez le joueur découvrir par lui-même, chercher, essayer des chemins alternatifs, etc. En plus le jeu est destiné à un public adulte, y a pas de raison.
Les cauchemars de Logan
Tout au long de l’aventure, Logan peut suivre des racines qui l’emmène à des portes de cauchemars qui lui rappelle son passé. Sous la forme de courses d’obstacle ou de combats en tout genre, les cauchemars apportent un peu de variété arcade. Ils permettent de gagner des points d’ADN pour améliorer ses évolutions.

Pas bien challenging, les courses sont sympas mais très simple presque en ligne droite.
Les combats sont plus intéressants car il requière de bien utiliser les attaques et déplacement de Wolverine afin de terminer le défi le plus rapidement possible et gagner le rang adamantium.
Les défis de survie sont les plus longs. Il faut sur tenir sans mourir à 25 vagues d’ennemis de plus en plus nombreux et forts. C’est environ 15 minutes d’action non-stop et intense. C’est plutôt pas mal.
Quelques costumes sont déblocables en remportant l’or dans tous les cauchemars et adamantium.
Vite fait bien fait
Wolverine est un jeu dont on n’a plus trop l’habitude depuis plusieurs années. C’est un style de jeu que l’on trouvait souvent et surtout il y a 15-20 ans sur PS3 comme dans les Ninja Gaiden. C’est un jeu « court », rempli d’action avec son scénario. On y joue et on s’amuse. On vit l’histoire comme un film de super-héros. Et ça Wolverine le fait assez bien, même très bien. Il faut juste savoir ce que l’on achète et pas s’attendre à autre chose.
C’est un beat’em up. On y joue surtout pour l’action. Le plateforming, les courses et autres QTE, ne sont qu’accessoires. C’est pour reposer un peu les mains entre les séquences de combats intenses et faire avancer l’histoire. Elles sont souvent très basiques et téléguidées. On connait tous les sauts sur rails depuis plusieurs années.
Mais pour sa petite dose d’adrénaline et de violence pour relaxer, ça fait le taf.

On joue 15-20 heures max pour tout faire et c’est plié. On s’est amusé, bien défoulé. On a pété des dents, coupé des membres à plus soif, fait couler le sang par hecto litres et vécu une bonne petite histoire de super-héros. C’est l’objectif du jeu et c’est réussi dans les grandes lignes.
Une quinzaine d’heures peut paraitre court, mais c’est un jeu action-packed. Et finalement c’est bien assez. Plus, on aurait pu se lasser car le gameplay évolue très peu finalement. C’est la bonne durée pour ce genre de jeu.
Il est accessible, vraiment pas trop difficile en normal et bien plus exigeant en difficile. Il y a même un mode sans mourir pour ceux qui veulent uniquement profiter de l’histoire.

Le gameplay est cool. Les combats sont satisfaisants. Bien bourrin comme il faut. Mais ils manquent un peu de variété, certes. Même avec les adaptations, techniques, coups spéciaux et autres évolutions le gameplay reste un peu le même tout au long de l’aventure. On fait toujours un peu les mêmes coups et se résume à quelques combos bien musclé, esquives et contres. On regarde la couleur de l’attaque et on agit en conséquence. C’est classique et efficaces, sans être révolutionnaire ni très profond, loin de là. On s’attendait à un peu plus quand même.
La rage de Wolverine offre un spectacle, ou plutôt un massacre, assez satisfaisant.

Les ennemis sont aussi toujours un peu les même malgré les reskins de différentes factions. Mais plus on avance dans l’aventure, plus ils sont gros, résistants, nombreux et dangereux avec des attaques plus sophistiquées et léthales. Il y a de quoi bien trancher dans le gras. Là encore rien de mauvais, mais rien de neuf sous le soleil.
Les bosses sont pas mal non plus. Assez long à battre avec des cinématiques. Ils ne sont pas incroyables mais on a vu bien pire. Manque un peu des phases différentes durant les fights. Là, la strate qui marche au début de combat peu pratiquement s’appliquer jusqu’à la fin.

Et donc, le challenge général du jeu reste assez moyen. En mode mutant, difficulté normale, le jeu est plutôt facile. On meurt très rarement et c’est souvent par erreur plus que par la difficulté.
Les fenêtre de contre et d’esquive sont très généreuses. Ça ne change rien que ça peut très intense et pas toujours facile. Les cauchemars à 40’000 points, faut rester concentré. Pour plus de difficulté et vraiment sentir le gameplay, les modes de difficultés supérieures sont plus adaptés.

Pour ce qui est de la main tenue tout au long de l’aventure, c’est vrai que ça aurait pu être mieux. Il n’y a déjà pas grand-chose à trouver dans le jeu, nous mettre le nez dessus 80% du temps, c’est moyen. Mais il est faux de dire que le jeu nous affiche le chemin à prendre en permanence. Ce n’est que dans les parties où Wolverine a besoin d’utiliser son flaire dans le scénario. Et lorsque qu’une caisse ou une bouteille de Whisky traine dans les parages.

Et dans un jeu plus ou moins couloirs, trainée bleue ou pas, on n’allait pas se perdre en route. Elle n’est donc pas là pour ça. Enfin pas entièrement.
Marvel’s Wolverine est finalement une bonne petite aventure pas trop longue, ni trop courte, boosté d’action pour se défouler un bon coup.
Est-ce que c’était cool ? Clairement. Répétitif et un peu léger ? Aussi. Mais de là à dire que c’est un mauvais jeu, non.
L’histoire est plutôt bonne finalement. C’est mieux que prévu. Sans être à couper le souffle et un peu cousu de fil blanc, Wolverine se laisse jouer et regarder. Mise à part quelques longueurs et chapitres plus faibles scénaristiquement et surtout vidéoludiquement, on est sur du classique Marvel avec un récit qui brille par endroits, mais souffre aussi de passages maladroits ou peu logiques. Et non, il y a pas certains éléments faussement colportés sur internet.

Insomniac a su utiliser ses ressources pour offrir presque un film Wolverine avec bien sûr de l’action à revendre, mais aussi une réalisation soignée avec des personnages crédibles qui ont de la profondeur. Logan est une brute sanguinaire, mais son côté plus sensible est bien mis en avant pour être parfois même un peu touchant. Surtout sa relation avec Jean Grey. Jean personnage aussi très réussi finalement. Quelques personnages secondaires sont un peu en-dessous et sous-exploités comme Raven et Trask. Mais Sabertooth est bien violent et stupide comme il faut.
Wolverine pourrait décevoir une partie des joueurs car il très différents des autres productions d’Insomniac Games qui nous ont habitué à des pépites en monde ouvert ou semi-ouvert comme Spider-Man et Ratchet & Clank. Les attentes démesurées n’aident pas non plus. Certains pourraient s’attendre à plus avec une formule un peu différente. C’est une aventure d’action plus cloisonné, plus courte et concentrée avec moins de contenu au final et moins de profondeur. C’est comme ça. C’est différent. Ce n’est ni un mal, ni un bien. C’est une proposition di-ffé-ren-te.

Cela n’empêche Marvel’s Wolverine d’être très plaisant manette en main. Le gameplay efficace est distrayant, bien qu’il manque de renouvellement et de profondeur. Les arbres de compétences n’y changent pas grand-chose. C’est une formule à l’ancienne : simple et directe. Ça va droit au but.
Pour un jeu d’action, Marvel’s Wolverine fait clairement le travail. Mais soyons honnêtes, on n’est pas sur un futur GOTY. Cela ne l’empêche évidemment pas d’être un jeu agréable à parcourir. Le titre propose une aventure franchement sympa, malgré une ambition qui paraît parfois plus mesurée que ce que l’on pouvait espérer d’une production Insomniac Games. De nouveau : les attentes.

Ça reste un bon jeu moyen, vraiment, avec une très bonne réalisation, mais il n’atteint pas les sommets. Il fait des choses très bien, mais d’autres un peu moins. Pour un jeu Insomniac Games on espérait peut-être un peu plus. Et surtout d’être moins pris par la main. Mais voilà.
Au final, Marvel’s Wolverine reste un bon jeu, solidement réalisé et parfaitement capable de divertir. Insomniac maîtrise clairement sa direction artistique et livre une expérience efficace, avec de vraies qualités… mais aussi quelques limites et choix difficiles à ignorer.
Pour un jeu d’action bien bourrin et viscéral dans l’univers Marvel, Wolverine fait clairement le taf. Les amateurs d’action décomplexée devraient y trouver leur compte, à condition de ne pas en attendre plus qu’un simple bon défouloir aux griffes acérées.

Les Plus :
- Une aventure spectaculaire
Insomniac livre une mise en scène digne d’un blockbuster Marvel. - Des combats viscéraux
Les affrontements sont brutaux, rapides et particulièrement satisfaisants. - Un Wolverine convaincant
Logan est plus bestial, violent et sensible que ce que l’on pouvait attendre. - Une histoire solide
Le scénario tient en haleine et réserve quelques bonnes surprises. - Une formule à l’ancienne
Une aventure linéaire qui va droit au but, sans remplissage d’open world. - Une excellente réalisation
Modélisation, animations, cinématiques et effets visuels sont globalement très soignés. - Une VF de qualité
Le doublage français est convaincant et porté par un bon casting. - Une belle dose de fan-service
Les nombreux costumes et références devraient ravir les amateurs de Wolverine. - Une bonne accessibilité
Les nombreuses options permettent d’adapter l’expérience à différents profils de joueurs. - Un rythme efficace
Avec une quinzaine d’heures au compteur, l’aventure évite de trop s’éterniser. - Le VRR et le 120Hz
Pour une fluidité et une qualité d’image exceptionnelle.
Les Moins :
- Des combats trop répétitifs
Le feeling est excellent, mais les affrontements évoluent finalement assez peu. - Un manque de profondeur
Les compétences et améliorations enrichissent le gameplay sans vraiment le transformer. - Une aventure trop dirigiste
Le jeu indique trop souvent quoi faire et où aller. - Des phases de gameplay basiques
Courses, plateformes et séquences scriptées manquent souvent d’intérêt. - Des QTE dispensables
Ils cassent parfois le rythme sans avoir de véritable impact sur l’aventure. - Des environnements inégaux
Certains décors sont magnifiques, tandis que d’autres manquent cruellement d’inspiration. - Une exploration limitée
Les quelques zones semi-ouvertes offrent peu de liberté et de choses à découvrir. - Des ennemis peu variés
Les affrontements se répètent malgré l’arrivée progressive d’adversaires plus coriaces. - Des boss perfectibles
Les combats manquent parfois de variété et de phases réellement différentes. - Une difficulté assez faible
En difficulté normale, les généreuses fenêtres de parade et d’esquive rendent l’aventure plutôt facile.

Éditeur : Playstation Studios / Sony
Développeur : Insomniac Games
Plateformes : PS5 en exclusivité
Date de sortie : 15.09.2026
Genre : Action / Aventure / Beat’em up














































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