L’illustration de couverture avec son HO qui se perd dans la fumée d’une cigarette vous dit qu’il est question d’un hôtel, sans préciser qu’il se trouve en Afrique, au Sénégal. Après l’Asie centrale, l’auteur nous emmène en Afrique où l’inspecteur Semba Ndieye a beaucoup à faire entre son équipe de bras cassés, sa femme, son fils, sa mère, sa Mercedes, les dealers locaux et sa hiérarchie corrompue. Nous arrivons, nous lecteurs, au moment où Sarah et Patrick Vergne, propriétaires de l’Hôtel Mogador, sont, faute de clients, en grosses difficultés financières. Et où le seul client du moment est lui aussi en quête de son salaire pour le dernier contrat qu’il vient d’exécuter. Et menacé à son tour. Semba est contraint de déposer son fils à l’hôpital pour raison de santé. Mène une saisie de drogue, confie la prise à son adjoint et voit les voyous en liberté peu après, alors que le produit de la prise est dérobé dans sa voiture. Sarah qui est allée négocier avec sa banque repère des failles dans la sécurité et dans la protection de l’argent. Sarah, Patrick et leur client mettent au point leur hold-up qui doit les sortir de leur ‘misère’. Mais ils sont Blancs et nous sommes en Afrique. Et comme le dit si bien la quatrième de couverture : ‘L’Afrique ne pardonne rien aux petits Blancs perdus dans ses mirages’.

C’est rythmé et dense, à lire d’une traite.

Bonne lecture.

Mogador
Auteur : Richard Canal
Éditeur : Éditions du Caïman

www.editionsducaiman.fr

Mogador
5.0Note Finale

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