
Si vous me suivez, vous savez qu’un tel titre ne pouvait que m’attirer. La couverture m’a plu et j’ai trouvé audacieuse l’idée d’une bande d’ados prenant comme nom ce mot d’Utopiste. Tout comme le courage des auteurs de choisir un des publics les plus difficiles, les plus exigeants.
D’abord bien choisir les membres de l’équipe : deux filles, deux garçons. Aurore, fille de l’explorateur Alexandre Desvereaux, disparu depuis un an dans un Portail-miroir ; son père lui manque. Noémie, sorte de garçon manqué. Mehdi, l’intello-chercheur-raisonneur. Lorenzo, sportif adroit mais en fauteuil roulant. On ajoute Clarisse Desvereaux, mère d’Aurore ingénieur-chercheuse et Harold son assistant. Les Portails-miroirs sont les lieux – mondes parallèles – où vivent sans pouvoir en sortir des dieux nés du fait que l’on croit, a cru en eux. Nous pouvons les visiter.
Alexandre Desvereaux a disparu au Mexique dans le monde de Tlaloc où l’équipe va se rendre. Clarisse a résolu le problème du fauteuil de Lorenzo, Mehdi a lu tous les carnets d’Alexandre. Harold a disparu et chacun va utiliser à bon escient ce qui le caractérise. Vous avez deviné la fin vu qu’il s’agit du tome 1…
Le dessin est assez réaliste et comme il est question d’aventures plus ou moins dangereuses c’est très dynamique, et riche en ‘pleines-pages’. Je me permettrai de regretter que l’exubérance du dessin cache parfois le numéro de la page que j’aurais aimé vous donner en exemple mais je suis content de pouvoir citer la page 80 où en deux cases une des caractéristiques d’Aurore est finement rappelée. Cela nous montre que les personnages sont bien construits ce qui les rend attachants et aide le lecteur non seulement à les situer mais aussi à se construire. Pour les bons lecteurs de mots et d’images, difficile à abandonner une fois commencé…
Si vous offrez, prenez le temps de lire avant…
Bonne lecture.
Les Utopistes, tome 1 : Tlaloc
Scénario : Vincent Le Bars
Dessins & couleurs : Stefano Zanchi
Editeur : Dupuis
Laisser un commentaire