
Souvenirs recueillis par Juliette Pary et paru pour la première fois en 1952 dans la revue Europe… C’est le genre de livre que j’adore lire et que je déteste chroniquer. Pourquoi ? D’abord parce que s’il est bien fait, comme ici, on y apprend beaucoup sur les personnes – celui qui parle comme sur son souvenir. Mais parce qu’il est difficile de parler des souvenirs sans évoquer leurs contextes… Et dans ce cas vous racontez le livre… Alors je vais me contenter de ‘tricher’ un peu. Je vais citer Joseph Kessel à propos de Panaït Istrati (1884-1935), né dans les Balkans mais reconnu comme poète de langue française. « Vagabond, débardeur ou contrebandier – qu’importe ce qu’il fut. Voici l’essentiel : il a gardé le souvenir des étoiles qui ont veillé sur son sommeil inquiet, il a su démêler dans la poussière des grands chemins son grain ardent. À travers toute la misère et toute la fatigue il a porté, intact, un cœur d’homme. » Les souvenirs de Georges Ionesco rapportés par Juliette Pary me semblent bien rendre compte de ce que sous-entend et dit Kessel, ils disent aussi une formidable histoire d’amitié, de celles qui vont au-delà du raisonnable. En guise de citation, je vous offrirai une interrogation de Panaït Istrati et non un souvenir qui, tiré de son contexte, perdrait de son intensité. Mais je vous invite à aller lire du Romain Rolland dont Panaït Istrati gardait sur lui les lettres reçues et qui l’incita à écrire.
Citation : « L’humanité a-t-elle tiré quelques enseignements de tout ce que la création lui fait entendre depuis des milliers d’années ? ».
Bonne lecture lente…
Souvenirs sur Panaït Istrati
Auteur : Georges Ionesco
Editeur : Héros-Limite
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