Attention ! C’est un gros livre de 400 pages, composé de 32 textes. Trente et un nés sous la plume de neuf autrices et vingt-deux auteurs avec une préface explicative de l’anthologiste. A lire à mon humble avis au compte-gouttes.

J’ai noté au passage le retour à l’écriture de Francis Valéry qui n’avait rien publié depuis quinze ans et trois références directes à Franz Kafka dont une avec les seuls nom et prénom du cloporte de service. Un regard sur quelques titres de nouvelles vous dira peut-être mieux de quoi il retourne : « Le vent ne suffit pas », « Mission Canaan », « Espèces non protégées », « L’homme modulable », « Toutes ces fusées dans le ciel », « Dernier anniversaire », « A toi qui, un jour peut-être, me liras »,  « Thérapie de choc », « Quand nous serons rendus au temps des floraisons », « Tempus fugit ». Peut-être penserez-vous comme moi que ces titres renvoient à des idées-thèmes déjà maintes fois lus ou relus.

L’ensemble est sans surprise d’une bonne tenue littéraire. Je vous livre mon palmarès qui bien sûr traduit ma subjectivité et n’engage que moi.

De loin devant tous les autres, Phil Aubert de Molay avec « À la hauteur » qui a titillé beaucoup de mes références tout en m’interdisant de les retrouver avec précision, ce qui on l’avouera est très perturbant. Ensuite j’ai retenu Jeanne Read avec « Sous les regards peints », Bernard Weiss avec « Dernier anniversaire » pour son efficace discrétion, Jonas Lenn avec « Yi Jing » qui a des accents de Pierre Pelot, Lola Rosenfeld avec « Des huîtres et des ures », Didier Pemerle avec « Tous à la campagne » qui fleure bon les volets vert sulfate et le vieux fourgon Citroën d’un temps de covid, enfin Élodie Doussy avec « Mouvement(s) » qui clôt le recueil de manière agréable. Voilà pour le haut du panier.

Pour ceux qui arrivent seconds, pensez à ces textes que vous lisez et qui ne vous font aucune impression, qui ne vous laissent de marbre et dont vous ne retiendrez que le titre ou le nom de l’auteur. Ce sont les seconds couteaux.

Enfin ceux qui à mon sens auraient pu ne pas être là – tant pis si j’en fâche – et qui malgré une bonne idée, une bonne écriture semblent s’être trompés d’antho… « Invisible » de Marie Derley, « Espèces non protégées » de Denis Soubieux, « L’homme modulable » de Julie Conseil, « La prod est tombée » de Daylon, « A toi qui, un jour peut-être, me liras » de Thomas Lop Vip, « Assoiffée » de Bérénice Spera,  « Tempus fugit » d’Emmanuel Delporte, et « Le syndrome du Mohican » de Meddy Ligner.

Citation :« Sa beauté me lynche ».

On attendra le prochain Horizon perpétuel avec enthousiasme.

Horizon perpétuel, tome 4 : Perturbatio Globalis
Anthologie plurielle de nos imaginaires
De : Léo Dhayer
Editeur : Flatland
Collection : La fabrique d’horizons

www.novelliste.redux.online

Horizon perpétuel, tome 4 : Perturbatio Globalis
4.0Note Finale

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