
J’ai beaucoup de mal à saisir le rapport entre l’illustration de couverture et le très court roman qui la suit. Et j’hésite aussi entre décider s’il s’agit d’un scénario de téléfilm agrémenté de poèmes en vers libres ou d’un court roman parodique dans le genre mélo… de la fin 19ème.
Imaginez une île, reliée au continent (?) par bateau, dominée par Monsieur et Madame Corberaux qui y font la pluie et le beau temps. Imaginez Agathe, une jeune fille de vingt ans vivant de charité mais dont la beauté séduit M. Édouard Corbereaux à qui elle mendie de quoi manger… Il l’embauche pour servir son épouse. Ils croisent Marie-Aline institutrice qui pense/croit que la mauvaise santé – le cancer – de son père vient de ce que l’usine locale – possession d’Édouard – n’est pas aux normes. L’autrice nous dit qu’Agathe a beaucoup d’empathie et partage souvent le malheur des gens. Madame Corberaux, elle, est tyrannique, manifestement en mal d’amour elle tente au moins deux fois de séduire Agathe qu’elle appelle sa dame de compagnie. Agathe qui ‘fraternise’ avec Désirée, une nièce orpheline des Corberaux qu’ils reçoivent de temps en temps. Agathe qui s’émerveille de tout chez ses patrons et semble d’une immense naïveté. Mais d’où sort-elle ? Comment peut-elle écrire les poèmes aussi ‘fouillés’ qui commentent ses situations ?
À quelques très très rares exceptions près, les autres habitants de l’île sont aux ordres des Corberaux, complaisants… ou satisfaits de leur sort.
Je vous ai trouvé une citation : « Le poids de la vie était plus facile à porter au milieu des scintillements et de la beauté. ».
Bonne lecture.
Les Corberaux
Auteure : Anne-Frédérique Rochat
Editeur : Slatkine
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