Rencontres avec John et Yoko

Rencontres avec John et Yoko

A mon avis une très belle photo du couple illustre la couverture et ce qui s’en dégage devrait inciter à l’achat et à la lecture. Et au moins à se poser une petite question : que reste-t-il des Beatles aujourd’hui ? Et son corollaire : que reste-t-il de John Lennon ?

Il existe une réponse toute prête : des chansons ! Et Paul et Ringo. Outre le fait qu’il rapporte des paroles de John et Yoko ce livre est intéressant dans la mesure où il raconte une époque et une évolution. Jonathan Cott est sans doute plus qu’un bon journaliste puisqu’il a établi avec le couple des liens d’amitié. On notera au fil des pages et sous le formalisme journalistique une complicité, des clins d’œil entre les questionnés et le questionneur. Cott raconte comment les chansons des Beatles – en général signées Lennon pour les paroles et McCartney pour la musique – ont changé sa vie et celle de beaucoup de gens – si vous en avez l’occasion regardez Good Morning England. Et précipitez-vous sur Let it be, le film, pour y voir la dernière prestation publique des Fab Four… La rupture est consommée en septembre mais les fans ne le sauront qu’en décembre… John partage la vie de Yoko et plus l’expérience des Beatles. Ensemble ils vont vivre, militer pour la paix, faire un enfant et de la musique. Et Jonathan Cott à travers ces rencontres suit leur parcours. Ne vous attendez pas à lire des choses à la mesure de l’admiration que vous pouvez éprouver pour John. Le créateur d’Imagine et de Cold Turkey est d’une rare modestie. Plutôt que de vous rapporter des propos, je vais me contenter d’une citation qui traduit l’esprit du livre et le comportement de John : « Je poursuivis (c’est J. Cott qui parle ) : Un critique a déclaré que A day in the life était une sorte de Waste Land miniature.

– Un quoi miniature ?

– Le poème de T.S. Eliot, The waste Land.

– De quoi ça parle ?

– Ça se passe en partie dans une ruelle infestée de rats, expliquai-je, où les cadavres ont perdu leurs os – c’est comme une première version de Desolation Row de Dylan. Et l’ironie, c’est que dans ce titre Dylan chante « And Ezra Pound and T.S. Eliot / Fighting in the captain’s tower !« 

– Je ne connais pas ce poème de T.S. Eliot, avoua John. La culture n’est pas mon fort, tu sais. « .

Bonne lecture.

Rencontres avec John et Yoko
Auteur : Jonathan Cott
Editeur : 10/18

www.10-18.fr

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