Obst est un féru de spéléologie. Un jour au cours d’une descente, il perd connaissance et se réveille sous un arbre à des kilomètres du gouffre qu’il explorait. Plus étrange encore, plusieurs ont passés et Obst n’a aucun souvenir de son aventure au-delà de l’entrée. Parallèlement, un groupe de personnes s’interrogent sur le devenir des Sans-Lumière et de la décision fatale de leur extinction volontaire.

Entre science-fiction contemporaine et roman de spéléologie, cet ouvrage est écrit avec une plume tantôt légère tantôt très technique, trop peut-être. L’intrigue est longue à s’installer et l’intérêt pour la véritable aventure arrive tard. Les noms des personnages sont difficiles à retenir également. Le mystère ne naît assurément pas dans la complexité des noms propres. Au cours de la lecture, les personnages se succèdent sans que les deux principaux cercles ne se rencontrent réellement. Le choix de la narration pour expliquer, bien trop longtemps, le bien-fondé de la société secrète qui garde le secret lié à la sélégonite peine à attraper la concentration et se perd elle-même au bout d’un moment. Le côté spéléologique est digne d’intérêt, mais n’est pas assez développé en comparaison avec l’ensemble du roman. Les amateurs de roman scientifique apprécieront sans nul doute cette fiction. Pour les autres, il est probable qu’ils soient plus déçus qu’intrigués. Certes, quand on ouvre le livre, on a envie de voir où tout cela peut nous amener, mais c’est bien trop sinueux et on a plus l’impression de tomber dans un plat de spaghetti que de nager dans un minestrone. Dommage, l’invention de la pierre et d’un peuple caché protégés par une société secrète aurait pu être excitant. Malheureusement, on reste quand même sur sa faim…

 

  • LES SANS-LUMIERE
  • Frank Amiot
  • Autoproduction
LES SANS-LUMIERE : vers l’inconnu et au-delà
2.3Note Finale

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