Héritages et innovations

Avec un sous-titre qui précise et limite le titre : Merleau-Ponty et la fonction conquérante du langage. Et une illustration de couverture qui, à défaut de tirer l’œil, donnera sans doute à réfléchir.

Il me semble qu’en matière de philosophie il existe deux sortes d’auteurs. Ceux dont on parle dans les médias sans parfois/souvent les avoir bien lus… Et ceux dont les pairs reconnaissent l’influence et l’importance. Pour les premiers, je vous renvoie à vos chaînes habituelles. Pour les seconds, allez demander conseil à votre libraire favori. Ici il est question de Maurice Merleau-Ponty et de son cours au Collège de France donné en 1952/1953. Bien sûr cela peut paraître très pointu et ça l’est. Mais vous connaissez mon point de vue sur la matière philosophique : il suffit d’entrer et de se laisser porter. La compréhension vient lentement, au fur et à mesure de l’enregistrement du sens des mots par votre esprit.

Je ne me sens pas assez connaisseur de Merleau-Ponty pour commenter philosophiquement les propos de Michel Dalissier, mais je peux vous dire ce que j’ai compris. Merleau-Ponty suppose qu’en se servant du langage d’une manière non banale, non triviale, non utilitaire – au sens premier – l’écrivain se fait, se fabrique et se découvre pour les autres. Il écrit ainsi à propos de Stendhal qu’il se fait écrivain pour faire être un monde qui soit en accord avec lui ». Vous avez compris, nous sommes en pleine métaphysique, c’est-à-dire en pleine philosophie.

Et Merleau-Ponty interroge aussi Montaigne, Breton, Proust et Artaud. Et là, connaissant un peu ces auteurs, vous comprenez parfaitement ce qu’il veut dire. Un conseil : allez donc relire une ou deux pages de ces auteurs avant de lire les commentaires de Merleau-Ponty. Cela ne peut pas vous faire de mal…

Bonnes lectures.

Héritages et innovations
Auteur : Michel Dalissier
Editeur : MétisPresses

www.metispresses.ch

Héritages et innovations
4.0Note Finale

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