Tous les ans à la même date, les hommes du Nordheim partent en guerre. Depuis des millénaires, les Aesirs et les Vanirs se confrontent sur le lac gelé, s’entretuant jusqu’au dernier. Pendant cette bataille, la fille du géant du gel Ymir, la déesse Atali, choisit le soldat le plus fort et le plus courageux pour l’emmener sur le mont Odroerir et lui infliger une dernière épreuve avant de le sacrifier à son père. C’est un rituel sacré, craint et respecté de tous. Mais cela fait longtemps que la déesse n’a trouvé personne à la hauteur du sacrifice. Depuis quinze ans, aucun guerrier n’a eu le mérite d’être choisi… jusqu’au jour où Conan se retrouve à combattre sur le lac gelé.

 

Après l’album précédent, Au-delà de la Rivière Noire, où il n’était question que de masculinité brutale, nous retrouvons la sensualité du corps féminin. Si nous nous imaginions un Conan chevaleresque malgré la barbarie, c’est raté. C’est une vraie bête, submergée par le désir pour cette femme, la poursuivant dans la neige pour en faire son quatre-heures malgré le sacrifice imminent. Ce récit de Robert E. Howard est adapté superbement par Robin Recht. L’album commence et finit par une citation, et pour la première fois depuis quatre albums, les pages de garde changent et sont beaucoup plus sombres, ce qui donne directement le ton de l’histoire. Nous avons un Conan très convainquant en barbare à la carrure gigantesque, complètement obsédé par cette déesse venue du froid. Les dessins sont magnifiques et nous montrent un héros tel que son écrivain original aurait probablement aimé qu’il soit représenté, grand, fort, viril, bestial.

Conan Le Cimmérien - 4 - La Fille du Géant du Gel
5.0Note Finale
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